Vendredi 27 mars, le nouveau Conseil municipal de Toulouse sera officiellement installé. Derrière ces 69 élus, un rapport de force très clair : une majorité solide autour de Jean-Luc Moudenc face à une opposition menée par François Piquemal et François Briançon. Un équilibre qui va peser sur toutes les décisions locales.
Après les élections municipales, la composition du Conseil municipal est désormais connue. Elle reflète le résultat du second tour et l’ouverture d’un nouveau mandat de six ans. Mais au-delà des chiffres, c’est bien une question de pouvoir local qui se joue : qui décide réellement à Toulouse dans les années à venir.
Une majorité très large autour de Jean-Luc Moudenc
Avec 53 sièges sur 69, la liste menée par Jean-Luc Moudenc s’impose largement. Cette avance lui donne une capacité décisive pour faire adopter les délibérations, qu’il s’agisse du budget, des projets urbains ou des politiques publiques. Dans les faits, cette majorité lui permet de piloter l’ensemble de l’action municipale sans blocage. Le Conseil municipal vote les grandes orientations de la ville : investissements, création ou suppression de services publics, aménagements ou aides économiques.
Une fois ces décisions adoptées, le maire en assure l’exécution, prépare le budget, signe les contrats et organise le fonctionnement de l’administration. Il dispose également de pouvoirs propres, notamment en matière de sécurité, de tranquillité publique et de gestion du personnel municipal. Appuyé par ses adjoints, il peut ainsi structurer et déployer sa politique sur toute la durée du mandat.
Piquemal et Briançon à la tête d’une opposition minoritaire
Face à cette majorité, l’opposition compte 16 élus issus de la gauche unie au second tour. Elle s’organise autour de deux figures principales : François Piquemal et François Briançon. À leurs côtés siègent plusieurs élus qui participent aux débats municipaux et portent des positions alternatives. Leur rôle sera d’intervenir en séance, de proposer et de contester certaines orientations.
Même minoritaires, les élus d’opposition disposent de droits. Ils peuvent accéder aux documents, consulter les projets soumis au vote et intervenir lors des séances du Conseil municipal. Ils bénéficient également d’espaces d’expression dans les supports municipaux, ce qui leur permet de faire entendre leurs positions et d’alimenter le débat public local. Mais avec un écart de sièges aussi important, leur capacité d’influence reste limitée face à une majorité largement installée.
Ce qui va se jouer vendredi 27 mars à Toulouse
La séance d’installation du Conseil municipal marquera le début officiel du mandat. Elle se tiendra au Capitole et sera ouverte au public. Les élus procéderont à l’élection du maire, puis à celle des adjoints, qui se verront confier des délégations dans différents domaines. Cette étape va structurer l’organisation politique de la ville pour les six prochaines années.
Pourquoi la majorité est-elle aussi dominante ? Le mode de scrutin des municipales explique en grande partie cet écart. La liste arrivée en tête bénéficie d’une prime majoritaire qui lui garantit une part importante des sièges. Le reste des sièges est ensuite réparti entre les autres listes en fonction des résultats obtenus, selon un calcul basé sur les suffrages. Ce système favorise une gouvernance stable, mais accentue les écarts entre majorité et opposition.
69 élus au cœur des décisions locales
Le Conseil municipal règle les affaires de la commune à travers ses délibérations. Il intervient sur des sujets très concrets du quotidien des Toulousains : urbanisme, écoles, transports, sécurité ou encore politiques sociales. Il se réunit au moins une fois par trimestre, au Capitole, lors de séances publiques également retransmises. C’est dans ce cadre que se prennent les décisions qui façonnent la ville.
La liste complète des élus du Conseil municipal :
- “Avec Jean-Luc Moudenc, protégeons l’avenir de Toulouse” : 53 sièges
1 – MOUDENC Jean-Luc2 – LALANE-DE LAUBADÈRE Marion3 – ARSAC Olivier4 – KATZENMAYER Laurence5 – OUMIHA Sofiane6 – MARTY Souhayla7 – PORTARRIEU Jean-François8 – YARDENI Nicole9 – LATTES Jean-Michel10 – LEULIETTE Alexandra11 – COGNARD Gaëtan12 – DUFRAISSE Cécile13 – ESNAULT Émilion14 – ESCUDIER Julie15 – LACROIX Michel16 – FERRER Isabelle17 – BRIAND Sacha18 – JACQUET VIOLLEAU Valérie19 – BOLZAN Jean-Jacques20 – RESPAUD HÉZARD Stéphanie21 – ALVES Christophe22 – PUJO Charlotte23 – ACAR Philippe24 – SOUSSI Nadia25 – DUNAL Jonnhy26 – BOUZAIDA Maroua27 – LAHIANI Djillali28 – LEFEVRE Marine29 – JEAN-FRANCOIS Éric30 – SERVAT Julie31 – DELRIEU Florian32 – CAPDEVIELLE Nathalie33 – DUVAL Guillaume34 – BERKMAN Ingrid35 – BOYER Maxime36 – AMIGO BOUYSSOU Annick37 – PITEAU Jean-Charles38 – COCHET Régine39 – DE SCORRAILLE Jean-Baptiste40 – VERKAEREN Laura41 – RIQUET Clément42 – DAT Magali43 – DE LAGOUTINE Henri44 – GUILLEMET Sonia45 – ESPLUGAS-LABATUT Pierre46 – NISON Claire47 – BOUCHE Jean-Paul48 – ALLAL Fella49 – SERP Bertrand50 – TRIPICCHIO Annamaria51 – SENTOUS Thierry52 – OUSMANE Gnadang53 – LAUTREC Anthony
- “Demain Toulouse la gauche unie” : 16 sièges
1 – PIQUEMAL François2 – HARDY Isabelle3 – BRIANÇON François4 – ROBY Agathe5 – AMOKRANE Salah6 – GOFFRE-PEDROSA Inès7 – GODEC Régis8 – SCAMPA Victoria9 – CADIEU Julien10 – CABANES Hélène11 – LE TEXIER Maxime12 – GREFI Ilham13 – DAHROUR Ahmed14 – PARPET Madeleine15 – GIBERT Vincent16 – DE SURGY Anne-Sophie


















