Au cœur des villages séculaires, les mythes du Tarn-et-Garonne sont racontés de génération en génération par ceux qui souhaitent faire perdurer ces récits mystérieux. Voici cinq légendes qui continuent de faire partie du folklore local dans le département.
Le dragon et la chapelle
Durant le Moyen Âge, un chevalier venu de la cité de Caylus serait venu à Lacapelle-Livron pour livrer un combat rentré dans la légende. En effet, ce Templier aurait posé le pied dans ce village du Tarn-et-Garonne pour venir y défier un dragon qui terrorisait les locaux. Alors qu’ils priaient la Vierge Marie pour que ce brave homme réussisse dans sa tâche, ce dernier réussit alors à tuer l’effroyable monstre. En l’honneur de ce héros, la chapelle Notre-Dame-des-Grâces fut construite à l’extrémité du plateau où le combat a eu lieu. Encore aujourd’hui, cette dernière se tient debout. Les origines précises de cet édifice restent obscures, laissant logiquement place à la légende.
Les frontières de Napoléon
Il y a plus de 215 ans, en 1808, Napoléon Bonaparte a créé le Tarn-et-Garonne, autour de Montauban et de sa zone d’influence, à l’aide d’un décret impérial. En effet, cet espace ne bénéficie pas d’une grande cohérence historique ou naturelle. Il mélange plusieurs morceaux de territoires, comme le Languedoc, la Gascogne ou la Guyenne. Selon la légende, il a été créé pour contenter les notables de la plus rose des villes roses et l’Empereur n’aurait eu que faire de s’attarder sur le tracé des frontières. Le mythe raconte qu’il a désigné un vague contour, faisant le tour de sa main sur une carte à disposition, pour dresser les limites du département.
Le trésor de Saint-Sardos
Dès le XIIe siècle, l’abbaye de Grandselve était considérée comme l’une des plus riches de Gascogne. La notoriété de ce monastère cistercien a participé à la naissance du village de Saint-Sardos, aujourd’hui une commune de 1 120 habitants dans le Tarn-et-Garonne. Cependant, plusieurs guerres, mais surtout la Révolution française, ont eu raison de ce dernier, qui a dépéri avant de complètement disparaître à la fin du XVIIIe siècle. Ainsi, une légende narre l’histoire de l’abbé Alexandre II Farnèse. Ce dernier aurait tenté de s’enfuir avec le trésor de l’abbaye, sans que personne ne réussisse jamais à le trouver. À l’exception d’un drac, soit un lutin du folklore occitan qui aurait pris toutes les richesses.
La Reine Brunehaut à Bruniquel
À Bruniquel, l’exceptionnel patrimoine, dont les deux châteaux qui dominent l’Aveyron de 90 mètres, garantit un charme incroyable à cette commune du Tarn-et-Garonne. Toutefois, certains épisodes de cette ville démontrent un passé un peu moins joyeux. Entre autres, une histoire populaire dans les environs raconte que la cité devrait son nom à Brunehaut, une princesse wisigothe devenue la toute première reine des Francs. Personnage emblématique de la noblesse du VIe et VIIe siècle, cette souveraine a connu une vie remplie de drames et de malheurs. Son passé est ainsi lié à de nombreuses légendes d’assassinats horribles, au sein de sa propre famille, ainsi qu’au massacre de sa descendance.
La Gandillonne et les Anglais
Aussi fou que cela puisse paraître, le Tarn-et-Garonne possède sa « Jeanne d’Arc quercynoise », qui aurait vécu à la fin de la Guerre de Cents Ans, aux alentours de 1450. Baptisée la Gandillonne, cette jeune femme comptait les Anglais présents dans la garnison de Lauzerte, un village du Quercy Blanc tombé aux mains des soldats d’outre-Manche. Pour deviner le nombre de militaires ennemis quittant la cité, elle posait un caillou sur le seuil de sa maison pour représenter chacun d’entre eux. Au bout d’un moment, les absents étaient si nombreux qu’elle décida d’entreprendre une rébellion et de reprendre le contrôle de son fief avec l’aide des locaux.















