Il ne reconnaît que « partiellement » les faits. Un adolescent de 14 ans, soupçonné d’avoir piégé un adolescent de 17 ans sur les réseaux sociaux avant de l’extorquer et de l’agresser sexuellement dans un cimetière de Toulouse (Haute-Garonne), a été placé en détention provisoire, a fait savoir David Charmatz, le procureur de la République au Parisien, confirmant une information de La Dépêche du Midi.
Le 10 mars dernier, l’adolescent de 14 a rendez-vous au cimetière de Montaudran, un quartier de Toulouse, avec une « personne vendant des puffs », des minicigarettes électroniques préremplies et jetables, qu’il a contacté sur le réseau social Snapchat. C’est en tout cas ce qu’il lui a fait croire.
Un mode opératoire similaire
Car une fois sur place, l’adolescent demande au « vendeur », un lycéen de 17 ans, de le suivre dans les sanitaires. Une fois sur place, le garçon de 14 ans devient subitement agressif et lui impose une fellation, sous la menace d’un couteau, avant de lui voler ses vêtements, ses clés de voiture et son téléphone, selon les informations du Parisien.
Quand les policiers l’interpellent et le placent en garde à vue neuf jours plus tard, le 19 mars dernier, ils se rendent compte que l’adolescent n’en est pas à son coup d’essai. Le 28 janvier dernier, le jeune garçon, accompagné de deux autres adolescents de 14 et 16 ans, avait approché un internaute sur les réseaux sociaux, lui donnant rendez-vous dans le même cimetière. Un mode opératoire similaire aux faits du 10 mars.
À son arrivée, le jeune homme de 20 ans avait rapidement compris qu’il était tombé dans un véritable guet-apens. Trois adolescents l’avaient menacé avec un pistolet – qui s’avérera factice – avant de le dépouiller de ses effets personnels. En partant, le trio a également vandalisé lourdement son véhicule, brisant les vitres et crevant les pneus.
En récidive moins d’une semaine après sa garde à vue
Interpellé quelques jours plus tard, l’adolescent de 14 ans, remis à ses parents, avait reçu une convocation pour le 3 mars, où il avait été placé en garde à vue. Mais face aux enquêteurs, il avait nié les faits et avait été relâché dans l’attente des auditions de ses deux comparses. Il n’aura pas attendu plus d’une semaine pour récidiver, le 10 mars, ajoutant une agression sexuelle à sa liste déjà longue.
Une information judiciaire a donc été ouverte par le parquet de Toulouse pour « extorsion commise avec une arme », « viol commis sous la menace d’une arme », « dégradation ou détérioration volontaire du bien d’autrui causant un dommage léger » et « vol avec destruction ou dégradation », a fait savoir David Charmatz, le procureur de la République au Parisien.
À l’issue de sa garde à vue, le 19 mars dernier, l’adolescent de 14 ans a été placé en détention provisoire. Les deux autres adolescents de 14 et 16 ans, soupçonnés d’être impliqués dans les faits du 28 janvier, ont été placés sous contrôle judiciaire, précise le magistrat.















