Trois personnes, dont un enfant de 2 ans, ont été retrouvées mortes dans un appartement de Toulouse dans la nuit de mardi à mercredi. Le principal suspect, retrouvé mort quelques heures plus tôt dans un autre logement, aurait mis fin à ses jours. Dans la résidence, les habitants découvrent avec stupeur l’ampleur du drame.
Sur son palier, la voisine reste immobile, figée par l’émotion. Son regard ne décroche pas de la porte de l’appartement numéro 17. Elle fixe le scellé orange. Depuis quelques secondes, elle tente de comprendre ce qui a pu se dérouler derrière cette porte. « Je voyais régulièrement la vieille dame, la mère et son fils. Ils étaient respectueux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé », glisse-t-elle. Dans les couloirs de la résidence de la rue Paul-Kruger, dans le quartier des Ponts-Jumeaux, à Toulouse, les habitants découvrent peu à peu l’ampleur du drame.
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Dans cet appartement, trois personnes ont été retrouvées mortes dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1 h 30, par les sapeurs-pompiers : une femme âgée de 63 ans, une jeune femme de 29 ans et le fils de cette dernière, âgé de 2 ans. Les liens familiaux précis entre les victimes et l’homme soupçonné des meurtres restent encore à établir. La sexagénaire serait sa mère. Selon les premiers éléments, celui-ci n’était pas le père de l’enfant. Les trois victimes auraient été égorgées.
Le principal suspect ne pourra pas être interrogé. Son corps avait été découvert quelques heures plus tôt dans un autre appartement, dans le nord de Toulouse. Un proche avait donné l’alerte après qu’un message évoquant son intention de mettre fin à ses jours avait été laissé. L’homme se serait lui aussi tranché la gorge. À ce stade, aucun mobile précis n’est connu. La direction de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) a été saisie de l’enquête.
« J’ai entendu du bruit… »
Lundi soir déjà, des policiers s’étaient déplacés à l’appartement après un signalement pour du bruit. Personne n’avait répondu. Ce mercredi matin, l’horreur s’immisce dans la résidence. Derrière un portail métallique noir, le bâtiment à la façade blanche mangée de traces noires s’élève sur quatre niveaux autour d’une petite cour intérieure. L’agent chargé du nettoyage traverse lentement le hall avec son balai. Il travaille ici depuis peu et ne connaissait guère les occupants du numéro 17. « Ici, c’est super calme », répète-t-il, presque incrédule.
Une autre voisine, installée dans le secteur depuis de longues années, dit avoir remarqué une absence progressive. « Je ne voyais plus grand monde de cet appartement depuis quelques mois. Il me semble que la mère était partie vivre à Paris… » Selon plusieurs habitants, la mère de l’homme soupçonné des faits s’était installée dans la résidence lorsqu’elle venait d’être construite.
À l’étage supérieur, une jeune femme raconte seulement avoir perçu quelque chose pendant la nuit. « J’ai entendu du bruit, mais je ne savais pas ce que c’était. Je tombe de haut », dit-elle. Dans l’immeuble, le drame se découvre par bribes. Le choc, lui, est total.
















