Les panneaux tagués et devenus illisibles du pont ferroviaire des Herbettes, à Toulouse, ont été remplacés jeudi 29 octobre par une signalisation jaune fluorescent. Une amélioration attendue après les accidents à répétition sous cet ouvrage limité à 2,50 m. Mais côté avenue des Herbettes, le portique manque toujours. Et celui du chemin de la Butte a été retiré.
Du jaune fluorescent pour tenter de rompre la malédiction. Depuis ce jeudi 29 octobre, les conducteurs qui approchent du pont ferroviaire de l’avenue des Herbettes, dans le quartier Montaudran-Lespinet à Toulouse, bénéficient d’un avertissement nettement plus visible. Les anciens panneaux, recouverts de tags et devenus illisibles, ont été remplacés.
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Sur cet ouvrage surnommé le « pont maudit », la limitation de hauteur à 2,50 m retrouve ainsi de la lisibilité. Un changement bienvenu, alors que les collisions avec des véhicules hors gabarit se succèdent depuis des années.
Des panneaux neufs, mais plus de portique de part et d’autre
Cette nouvelle signalisation laisse toutefois entière la question des portiques. Côté avenue des Herbettes, aucun équipement ne vient toujours avertir physiquement les chauffeurs avant qu’ils ne s’engagent vers le passage bas. Et de l’autre côté, chemin de la Butte, le portique a désormais été retiré lui aussi.

Le remplacement des panneaux intervient alors que la réfection de la signalisation sur l’ouvrage avait initialement été annoncée pour la nuit du 5 novembre, sous réserve de l’accord de SNCF Réseau.

Quant au nouveau portique promis côté avenue des Herbettes, la mairie annonçait encore, le 26 octobre, une installation dans les prochaines semaines. L’équipement doit comporter des supports ancrés dans le béton et une partie démontable produisant du bruit lorsqu’un véhicule trop haut la heurte.
Des équipements installés, heurtés, puis démontés
Les interventions se sont pourtant multipliées. À l’automne 2024 déjà, après deux accidents les 7 et 15 octobre, la Ville avait renforcé la signalisation et installé un portique provisoire, dans l’attente d’un remplacement. L’un des dispositifs précédents avait été détruit lors d’un choc.
Le 9 avril 2026, nouvelle tentative : un double dispositif avait été posé avenue des Herbettes. Un premier demi-portique muni de lumières clignotantes devait attirer l’attention des conducteurs.

Une vingtaine de mètres plus loin, un portique complet apportait un second avertissement avant le pont. L’objectif était de permettre aux chauffeurs de renoncer à temps et de faire demi-tour avant la descente.

Mais ces installations n’ont pas réglé durablement le problème. Le dispositif du printemps avait été démonté le 10 août. La mairie annonçait alors son remplacement, dès le 12 août, par deux équipements plus performants et plus visibles. Les portiques, régulièrement endommagés, sont devenus eux-mêmes un chantier à répétition.
Deux nouveaux accidents en octobre
Les derniers épisodes ont rappelé les limites de ces aménagements successifs. Le 1er octobre, un camion de l’association de collecte de vêtements Le Relais heurtait le pont.
Le 13 octobre, une fourgonnette de transport médical connaissait à son tour la même mésaventure. Près de vingt véhicules hors gabarit se sont ainsi encastrés sous l’ouvrage en trois ans.


















