Six salariées de la crèche hospitalière de Rangueil ont été suspendues par le CHU de Toulouse (Haute-Garonne) dans le cadre d’une enquête sur un groupe Whatsapp qui a relayé des messages « inadaptés au cadre professionnel ». La direction précise qu’il ne s’agit pas de contenus à caractère sexuel.
Des « messages, photographies et vidéos inadaptés au cadre professionnel, sans caractère sexuel ». C’est en ces termes que le CHU de Toulouse qualifie les contenus diffusés par des professionnelles d’une des sections de la crèche de l’hôpital Rangueil. Des contenus qui ont conduit à la suspension immédiate « à titre conservatoire » de six d’entre-elles, selon le CHU de Toulouse, qui a publié un communiqué ce samedi 19 septembre 2026.
Six professionnelles suspendues
Les salariées concernées travaillaient dans la section « les Oisillons », qui accueille des enfants de 2 mois et demi à 18 mois. Le 1er septembre 2026, le CHU de Toulouse a décidé d’ouvrir une enquête administrative sur le fonctionnement de cette unité « à la suite d’un signalement concernant des contenus diffusés dans un groupe de discussion, auquel participaient plusieurs professionnels de la section (…) afin de faire toute la lumière sur les faits portés à sa connaissance, d’en établir précisément la nature et les circonstances et, le cas échéant, de permettre la mise en œuvre de mesures correctives. Selon les conclusions de l’enquête, des procédures disciplinaires individuelles pourront être engagées. »
Du personnel de remplacement a été recruté en urgence pour assurer le bon fonctionnement de la crèche. Le CHU précise que « les informations relatives aux motifs de l’enquête ont été transmises sans délai aux services de la Protection maternelle et infantile (PMI) du Conseil Départemental. »
Les parents reçus par la direction
Selo le CHU de Toulouse, « des entretiens individuels ont été proposés aux familles dès le 2 septembre afin de répondre à leurs questions et de leur apporter les éléments d’information dont l’institution dispose à ce stade. Les familles des enfants directement concernés ont également pu prendre connaissance des éléments faisant l’objet de l’enquête. » Vingt-quatre familles de la section des Oisillons ont ainsi été reçues par la direction de la crèche et la direction des ressources humaines du CHU. Une famille, dont l’enfant ne fréquentait pas la section des Oisillons, a fait le choix de retirer son enfant de la structure.
La Direction du CHU de Toulouse se dit « heurtée par les faits signalés au regard des valeurs de respect, de dignité et de protection des enfants qui président au fonctionnement de la crèche. »
« On demande juste à savoir »
Alors que disaient précisément ces messages ? Rien n’a filtré selon Me Morgane Soullard, l’avocate d’un couple de parents : « On est face à une opacité totale. On sait que des photos et des messages circulaient sur ce groupe Whatsapp, mais on n’en connait pas la teneur : nous n’avons pas pu y avoir accès. Mais si six personnes ont été suspendues, c’est qu’il y a forcément quelque chose de préoccupant. Etait-ce des moqueries ? Des messages à caractère raciste ? Autre chose ? On ne sait rien. On demande juste à savoir ce qu’il s’est passé : on espère que le procureur de la République de saisira de ce dossier et qu’on pourra y avoir accès. »
La crèche de Rangueil accueille plus de 130 enfants. Elle est ouverte aux enfants des professionnels du CHU ainsi qu’aux enfants de parents extérieurs à l’hôpital. « Près de 40 agents sont dédiés à l’accueil et à la prise en charge quotidienne des enfants », détaille le CHU.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555
















