Selon l’Union étudiante de Toulouse (UET), de nombreux établissements de l’enseignement supérieur pourraient connaître des perturbations parallèlement au mouvement de contestation des lycéens.
Le petit monde de l’enseignement supérieur n’est pas en reste du mouvement de contestation, lancé par les lycéens, et de nombreux étudiants ont prévu de participer à des « blocus ». Dans les trois principales universités toulousaines, la mobilisation continue, explique Logan Calpétard, étudiant à l’Université Jean Jaurès et militant à l’Union étudiante de Toulouse (UET).
« On continue de se mobiliser, assure-t-il, et on décidera des actions après une assemblée générale qui doit se tenir vers midi. La fac du Mirail est bloquée depuis un mois. On est une vingtaine à se relayer pour l’occupation d’un bâtiment de l’Université ».
L’importance de soutenir la mobilisation lycéenne
Pour l’étudiant, il est important de soutenir la mobilisation lycéenne. La Faculté du Mirail leur ouvre ses portes. « On a fait de la continuité pédagogique pour les lycéens et on a mis en place une cellule psychologique pour ceux qui ont été victimes de violences policières. Au lycée des Arènes, les lycéens ont été gazés. »
« On dénonce la politique de Bienvenue en France »
Certains étudiants se sentent proches des revendications des lycéens notamment sur les crédits en baisse, les postes d’enseignants supprimés, le manque de moyens. « Quand on voit le budget que présente le gouvernement, le nombre de postes supprimés, cela n’est pas assez. On dénonce aussi la politique de Bienvenue en France qui touche les étudiants étrangers dont les frais d’inscription ont plus que doublé. »
« La situation est grave dans nos universités »
La mobilisation dans les universités a fonctionné, dès le début du mouvement lycéen : de Strasbourg à Lille, Lyon, Paris, Poitiers, Montpellier, Toulouse, etc. Dans un manifeste publié le 20 octobre, quatre-vingts présidentes et présidents d’universités, directrices et directeurs d’établissements, défendant « un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche à la hauteur des enjeux de demain et pour l’organisation d’états généraux de la jeunesse », estiment que « la situation est grave dans nos universités ». « Là où se forgent les connaissances et compétences dont nous avons besoin, France Universités alerte depuis des années sur la dégradation progressive des conditions d’études et de travail dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche ».





















