Menacé de fermeture par France Galop, l’hippodrome historique de Laloubère fait l’objet d’une mobilisation des élus locaux. La décision, initialement prévue le 25 septembre, a finalement été repoussée.
L’avenir de l’hippodrome de Laloubère reste incertain. Le site haut-pyrénéen figure parmi les 31 sites dont France Galop envisage la fermeture. Cependant, le dossier n’est pas tranché. Le conseil d’administration de France Galop, qui devait entériner sa réforme de la cartographie des hippodromes le 25 septembre 2026, a été reporté. L’organisation veut prolonger les échanges avec les sociétés de courses et leurs bénévoles avant de présenter le projet au vote. Plusieurs instances de la filière doivent également être consultées au cours du mois de septembre.
Deux siècles de courses à Laloubère
Si aucune date n’est avancée par France Galop pour acter une décision, les élus de la communauté d’agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées n’ont pas manqué de réagir et de se mobiliser contre le projet. Car, la menace intervient après plusieurs années d’investissement public.
L’agglomération rappelle ainsi le chemin parcouru ces dernières décennies. En 2002, « l’hippodrome a été intégré dans les équipements sportifs d’intérêt communautaire et la collectivité a engagé d’importants travaux de mise aux normes, tant des tribunes que de la piste ». Ces aménagements ont permis au site d’obtenir son classement en première catégorie en 2004.
De nouveaux investissements ont ensuite été réalisés entre 2012 et 2016. Pour plus de 1 million d’euros, la communauté d’agglomération a notamment financé des boxes, une stalle de départ, des loges, des salles de briefing ainsi que des installations permettant la captation et la retransmission des courses. Laloubère a ainsi rejoint le cercle des hippodromes “Premium”.
Les élus regrettent alors que « cette annonce ait été faite sans aucune précaution, sans la moindre concertation préalable ».
La décision de France Galop repoussée
Selon France Galop, le projet de fermeture intervient dans le cadre d’une réflexion menée sur l’avenir de son réseau : « La chute des ressources provenant du PMU nous impose de revoir profondément notre organisation. Nous devons retrouver un vrai équilibre, continuer à financer les allocations et préserver les courses Premium qui génèrent les ressources dont toute la filière a besoin », explique la société organisatrice des courses hippiques.
Elle assure vouloir désormais mesurer les conséquences de ses choix avant de prendre une décision définitive. « Derrière chaque hippodrome, il y a une histoire, des bénévoles, des emplois, des professionnels et parfois toute une vie locale organisée autour des courses », concède France Galop.
Dans les Hautes-Pyrénées, les élus communautaires demandent de leur côté l’abandon du projet concernant Laloubère, rappelant que l’hippodrome occupe une place particulière dans l’histoire équestre tarbaise. Créé en 1809, il est lié depuis ses origines à la tradition locale du cheval et à la présence du Haras.













