Plusieurs joueurs du TFC ont plongé physiquement lors de la défaite face à l’OM samedi soir en Ligue 1, illustrant l’importance de ce facteur pour les Violets lorsqu’ils enchaînent les rencontres.
Si Guillaume Restes souligne à raison avoir vu ses coéquipiers « courir jusqu’à la fin » samedi soir lors de la défaite du TFC face à l’OM, le facteur physique est forcément déterminant pour analyser cette confrontation entre deux clubs séparés par un fossé mesurable, entre autres, par la profondeur respective de leurs effectifs.
Déjà privé, sur une séquence de trois matchs en sept jours qui avait démarré à Rennes le week-end dernier, de Frank Magri, de Francis Abu et de Rafik Messali, blessés, Carles Martinez Novell avait reconduit samedi le même onze qui avait démarré mercredi au Vélodrome en Coupe, à l’exception de Charlie Cresswell, lui aussi blessé. Exemplaires dans l’intensité à Marseille, les Violets ont eu beaucoup plus de mal à enchaîner au Stadium, à l’image d’Emersonn, remplacé dès la mi-temps par Santiago Hidalgo. « Il avait fait un travail incroyable mercredi au Vélodrome, et ce samedi, il était beaucoup plus fatigué, il avait plus de mal » souligne l’entraîneur toulousain, qui a également fait le choix de remplacer Cristian Casseres, visiblement agacé de sortir, à la 69e minute de jeu.
« Je sais qu’il n’était pas content de sortir. Mais mercredi, il y avait déjà des doutes quant à son état physique, ce samedi aussi. À la mi-temps, on a vu que ses datas n’étaient pas bonnes. C’est un joueur combatif, qui veut jouer l’intégralité des matchs, mais il y avait aussi Alexis (Vossah) et Mario (Sauer) sur le banc qui pouvaient amener de l’énergie. Certes, on a perdu, mais je pense que c’était la bonne décision de le remplacer » estime Martinez Novell, qui veut absolument éviter de perdre des joueurs supplémentaires avant des échéances très importantes, que ce soit le 21 avril pour la demi-finale de la Coupe de France à Lens, ou dès dimanche prochain à Metz, alors que son équipe n’a plus gagné depuis six matchs en Ligue 1.
« Prenez l’exemple de Charlie (Cresswell) : peut-être qu’avec lui samedi, cela aurait été différent » glisse le Catalan. Il ne pourra probablement pas compter sur son défenseur central anglais, touché aux ischios, pendant plusieurs semaines, mais relativise aussi la problématique physique pour les prochains mois : « Le plus difficile est de jouer trois fois par semaine. C’est très différent avec une seule rencontre. Au-delà de ça, je sais qu’on a un calendrier difficile, mais je sais aussi qu’on fera le maximum » espère-t-il, alors qu’à l’exception de Metz dimanche et de Nantes pour le dernier match de Ligue 1, les Toulousains ne vont affronter que des adversaires actuellement mieux classés qu’eux jusqu’à la fin de la saison.





















