Le marché de l’immobilier semble reprendre des couleurs à Toulouse. Si le prix médian des appartements anciens n’a augmenté que de 1% pour atteindre 3 210 €/m², certains quartiers de la Ville rose enregistrent des hausses spectaculaires. Voici les secteurs où les prix repartent nettement à la hausse.
Enfin une bonne nouvelle sur le marché de l’immobilier ? Celui-ci « s’est légèrement débloqué », annonce Maître Henri Chesnelong, délégué de la Chambre des notaires en charge de l’immobilier pour la Haute-Garonne. Il évoque ainsi une reprise des volumes de transactions sur les appartements et maisons anciennes, le marché du neuf étant encore en difficulté, et une « légère hausse » des prix sur ces derniers mois dans le département. Et celle-ci se fait déjà ressentir à Toulouse. En effet, si le prix au mètre carré médian pour un appartement ancien n’y a augmenté que de 1% pour atteindre les 3 210 €/m², des hausses à deux chiffres sont enregistrées au sein de certains quartiers de la Ville rose.
De fortes hausses de prix dans certains quartiers
C’est le cas de Roseraie qui enregistre une progression de 15,7% (2 450 €/m²) en un an, soit la plus forte. « Il est le seul quartier à afficher deux hausses successives puisque l’année dernière on était déjà à plus 5% », fait savoir Maître Henri Chesnelong. La Cépière (+12,9%, soit 2 860 €/m²), Empalot (+12%, soit 2 940 €/m²) et Purpan (+10,3%, soit 2 800 €/m²) ont aussi vu leurs prix grimper en flèche, tout comme Jules Julien (+12,3%, soit 3 620 €/m²) et Saint-Agne (+11,5%, soit 3 630 €/m²). Mais, au sein de ces deux quartiers, ils avaient respectivement baissé de 15,2% et 11,5% l’année dernière, comme le relève le délégué de la Chambre des notaires.
Saint-Cyprien a également profité d’une augmentation des prix à deux chiffres. Le mètre carré pour un appartement ancien y a effectivement bondi de 11%. « L’année dernière, il y avait eu une baisse de 5%. C’est donc un rattrapage, mais qui est important. En effet, Saint-Cyprien, ces dernières années, a subi des hausses successives. L’année dernière, c’était la première fois qu’on voyait une baisse sur ce quartier », relève Maître Henri Chesnelong. Désormais, les prix s’établissent à 4 890 €/m2, alors qu’ils dépassaient les 5 000 euros le mètre carré avant 2024. « Il était alors le seul quartier de la rive gauche à se trouver dans le pool de tête », note Maître Frédéric Giral, son homologue.
Saint-Cyprien se place, à présent, juste devant Arnaud Bernard. Ce dernier, grâce à une hausse de prix de 8,9%, se hisse, en effet à la cinquième place des quartiers les plus chers de Toulouse (4 790 €/m2). Une surprise qui trouve son explication dans la typologie des biens. Maître Henri Chesnelong explique : « Il y a eu davantage de petits logements [T2, NDLR] vendus l’année dernière, que celle d’avant, sur ce quartier. Et, plus le logement est petit, plus le prix au mètre carré est élevé ».
Les quartiers les plus chers de Toulouse
D’ailleurs, qu’en est-il des secteurs les plus chers ? D’après les chiffres de la Chambre des notaires, il y a encore eu du changement du côté des quartiers à plus de 5 000 euros le mètre carré. « Pour mémoire, ces dernières années, six quartiers avaient intégré ce groupe de tête ; Saint-Étienne, Saint-Georges, Les Carmes, Capitole, Saint-Aubin et Saint-Cyprien », rappelle Maître Henri Chesnelong. Sauf que la plupart d’entre eux ont subi une baisse de prix « importante » l’année dernière. « Il n’y avait plus qu’un seul quartier dans le pool de tête » souligne-t-il. Il s’agissait alors de Saint-Étienne.
Les prix ayant légèrement remonté, ils sont désormais deux quartiers à être à plus de 5 000 euros le mètre carré pour un appartement ancien : Saint-Étienne, avec un prix médian à 5 100 €/m2 en dépit d’une légère baisse de 1,3%, et Saint-Georges qui atteint les 5 010 €/m² grâce à une hausse de 3,6%. Le quartier des Carmes, de son côté, est proche de la barre symbolique des 5 000 €/m2 (4 950€/m2), mais ne la franchit pas. Un trio de tête qui reste, pour autant, similaire à 2024.
Focus sur les secteurs les moins chers
Le classement des quartiers les moins chers, soit ceux en dessous de 2 500 €/m2 pour un appartement ancien, est également assez similaire aux précédents : Roseraie (2 450 €/m²), Croix-Daurade (2 430 €/m²), Soupetard (2 410 €/m²), Lalande (2 370 €/m²), Les Pradettes (2 270 €/m²), Les Izards (2 190 €/m²), La Fourguette (1 870 €/m²), Papus (1 440 €/m²), Faourette (1 430 €/m²), Reynerie (1 320 €/m²) et Bellefontaine (1 220 €/m²).
Parmi tous ces quartiers, l’un d’eux affiche la plus forte baisse de prix en un an. Celui des Pradettes. En effet, le prix au mètre carré médian y a chuté de 9,2%. Compans a également subi une décrue conséquente (-8,3%) pour tomber à 3 880 €/m². Concernant les autres quartiers où les prix ont diminué, les baisses restent limitées à -4,6%.



















