Quels sont les quartiers les plus prisés à Toulouse ? Que l’on cherche un appartement ou une maison, certains secteurs ont plus la cote que d’autres dans la Ville rose. Selon les chiffres des notaires, 6 136 appartements ont été vendus dans l’ancien en 2025, soit une légère hausse de 1 % par rapport à 2024. Les maisons, elles aussi, repartent à la hausse avec 1 131 ventes, contre 997 un an plus tôt. Si le volume des transactions se stabilise, voire progresse légèrement, qu’en est-il des prix ? Et surtout, quels sont aujourd’hui les quartiers les plus recherchés… et ceux où l’on peut encore acheter moins cher ? On fait le point.
Des prix plutôt stables
D’après les experts du secteur, la tendance est plutôt à « une timide embellie » sur le front du marché immobilier toulousain. « On ne retrouve pas les volumes extraordinaires qu’on avait eu post Covid mais la tendance s’est inversée même si cela reste fragile », constate Me Frédéric Giral, notaire spécialiste de l’immobilier. Autrement dit, les acheteurs sont revenus et l’intérêt pour l’immobilier ne s’est pas envolé, malgré un contexte international et national incertain et des taux d’intérêt ne retrouverons sans doute jamais leur niveau historiquement bas des années post-Covid. Cela dit, on reste loin des années fastes qu’avait connu le marché de l’immobilier en 2020, 2021 et 2022.
Les notaires indiquent qu’à Toulouse, les prix sont en légère baisse (-1,5% par rapport à 2024): le prix médian d’une maison est de 360 000€. Pour les appartements anciens, la hausse est très légère (+1%), avec un prix médian au mètre carré qui atteint 3 210 euros.
« Quand les volumes de vente ont baissé (entre 2022 et 2024, ndlr) les prix n’avaient déjà pas chuté ou très peu. Aujourd’hui, on est toujours sur un marché très stable au niveau du prix« , ajoute Me Henri Chesnelong, également spécialiste du marché de l’immobilier toulousain.
LES APPARTEMENTS

- Deux quartiers au dessus de 5 000 euros
Pour les appartements, deux quartiers de l’hypercentre affichent un prix médian à plus de 5 000 euros le mètre carré : Saint-Etienne et Saint-Georges. Suivent les Carmes puis Saint-Cyprien et Arnaud-Bernard, deux quartiers très prisés sur le marché et dans lesquels les prix augmentent plus fortement qu’ailleurs. Surtout à Saint-Cyprien « un quartier qui connaît des hausses successives depuis plusieurs années », note Me Henri Chesnelong.
D’autres quartiers un peu plus excentrés connaissent une belle dynamique comme La Roseraie (+15%), Jules-Julien (+12,3%), Saint-Agne (+11,5%) ou encore Saouzelong-Rangueil (+7,7%) et Patte d’Oie (+7,6%).
Les quartiers les moins chers se situent toujours dans les quartiers populaires de l’ouest et du nord de la ville : Lalande, les Izards, La Fourguette, Les Pradettes, Papus, Faourette, Reynerie et Bellefontaine, avec des prix qui peuvent descendre en dessous de 1500 euros le mètre carré pour les trois derniers cités.
Les prix, quartier par quartier

Prix médian au mètre carré des appartements anciens vendus à Toulouse durant l’année 2025 (et évolution des prix par rapport à 2024) :
Les quartiers les plus chers (à plus de 3000 euros/m2) :
- Saint-Etienne : 5 100 €/m² (-1,3%)
- Saint-Georges : 5 010 €/m² (+3,6%)
- Carmes : 4 950 €/m² (-0,3%)
- Saint-Cyprien : 4 890 €/m² (+11,2%)
- Arnaud Bernard : 4 790 €/m² (+8,9%)
- Saint-Aubin – Dupuy : 4 750 €/m² (-0,2%)
- Capitole : 4 660 €/m² (+0,3%)
- Les Chalets : 4 510 €/m² (+2,9%)
- Le Busca : 4 310 €/m² (-0,5%)
- Matabiau : 4 270 €/m² (-4,3%)
- Amidonniers : 4 120 €/m² (-5,4%)
- Saint-Michel : 3 950 €/m² (-2,9%)
- Compans : 3 880 €/m² (-8,3%)
- Patte d’Oie : 3 880 €/m² (+7,6%)
- Fer-à-Cheval : 3 700 €/m² (+2,0%)
- Côte Pavée : 3 690 €/m² (-1,6%)
- Saint-Agne : 3 630 €/m² (+11,5%)
- Jules Julien : 3 620 €/m² (+12,3%)
- Guilheméry : 3 510 €/m² (-1,9%)
- Marengo – Jolimont : 3 430 €/m² (+2,9%)
- Sept Deniers : 3 420 €/m² (+2,2%)
- Pont-des-Demoiselles : 3 420 €/m² (+2,2%)
- Casselardit : 3 400 €/m² (+5,7%)
- Pouvourville : 3 340 €/m² (+4,1%)
- Rangueil – CHR – Facultés : 3 330 €/m² (+4,5%)
- Arènes : 3 300 €/m² (+8,4%)
- Minimes : 3 260 €/m² (+1,5%)
- Château-de-L’Hers : 3 130 €/m² (+0,7%)
- La Terrasse : 3 080 €/m² (-4,1%)
- Lardenne : 3 080 €/m² (+4,8%)
- Juncasse – Argoulets : 3 000 €/m² (+8,6%)
Les quartiers les moins chers (à moins de 3000 euros/m2)
- Bonnefoy : 2 980 €/m² (-2,5%)
- Montaudran – Lespinet : 2 980 €/m² (-1,2%)
- Empalot : 2 940 €/m² (+12,0%)
- Sauzelong – Rangueil : 2 900 €/m² (+7,7%)
- La Cépière : 2 860 €/m² (+12,9%)
- Purpan : 2 800 €/m² (+10,3%)
- Fontaine–Lestang : 2 750 €/m² (nd*)
- Barrière–de–Paris : 2 730 €/m² (+1,0%)
- Basso–Cambo : 2 690 €/m² (-4,0%)
- Saint–Martin–du–Touch : 2 640 €/m² (-4,6%)
- Croix–de–Pierre : 2 570 €/m² (-1,3%)
- Saint–Simon : 2 540 €/m² (+3,1%)
- Roseraie : 2 450 €/m² (+15,7%)
- Croix–Daurade : 2 430 €/m² (+0,6%)
- Soupetard : 2 410 €/m² (+0,6%)
- Lalande : 2 370 €/m² (+3,5%)
- Les Pradettes : 2 270 €/m² (-9,2%)
- Les Izards : 2 190 €/m² (-0,2%)
- La Fourguette : 1 870 €/m² (+8,7%)
- Papus : 1 440 €/m² (+6,0%)
- Faourette : 1 430 €/m² (0,0%)
- Reynerie : 1 320 €/m² (-5,5%)
- Bellefontaine : 1 220 €/m² (nd*)Source : Chambre des notaires de la Cour d’appel de Toulouse / ADNOV / Transactions réalisées 1er janvier au 31 décembre 2025.
LES MAISONS

A Toulouse, le marché des maisons anciennes retrouve également des couleurs, puisque les volumes de transaction est en hausse. Un quartier se détache : Le Busca, qui affiche « une performance incroyable avec un prix médian à 950 000 euros pour 28 transactions. On observe une dynamique remarquable dans ce quartier avec des biens très haut de gamme, qui ne souffrent pas de la baisse des prix. C’est un marché toujours porteur », note Me Frédéric Giral… et donc un peu à part dans l’écosystème toulousain ! La Côte Pavée et Guilheméry complètent le podium des quartiers les plus chers sur le marché de la maison ancienne.
D’autres secteurs sont en hausse comme Pont-des-Demoiselles (+12,7%), La Terrasse (+13,8%) mais aussi Lalande (+16,1%) et Les Pradettes (+12,9%).
Les prix des maisons, quartier par quartier

Prix médian des maisons vendues à Toulouse durant l’année 2025 (et évolution des prix par rapport à 2024) :
- Le Busca : 950 000 € (nd*)
- Côte Pavée : 641 100 € (+8,1%)
- Guilheméry : 557 700 € (+5,2%)
- Pont-des-Demoiselles : 468 400 € (+12,7%)
- Sauzelong – Rangueil : 444 300 € (-8,6%)
- La Terrasse : 437 300 € (+13,8%)
- Minimes : 430 000 € (+4,0%)
- Sept Deniers : 412 300 € (+0,3%)
- Rangueil – CHR – Facultés : 388 000 € (-6,8%)
- Bonnefoy : 355 000 € (-7,6%)
- Château-de-L’Hers : 352 800 € (-9,1%)
- Barrière-de-Paris : 348 500 € (-1,4%)
- Roseraie : 347 900 € (-2,2%)
- Juncasse – Argoulets : 342 000 € (+4,7%)
- Casselardit : 334 200 € (nd*)
- Croix-de-Pierre : 321 700 € (-15,2%)
- Croix-Daurade : 310 700 € (-0,7%)
- Lardenne : 310 500 € (-18,2%)
- Saint-Simon : 273 800 € (-0,9%)
- Lalande : 261 600 € (+16,1%)
- Les Pradettes : 232 800 € (+12,9%)
- La Fourguette : 206 000 € (-2,1%)Source : Chambre des notaires de la Cour d’appel de Toulouse / ADNOV / Transactions réalisées 1er janvier au 31 décembre 2025. Ne sont répertoriés que les quartiers où il y a eu au moins 20 ventes à l’année.
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