Arrivé largement en tête du premier tour dans la Ville rose – dix points devant son premier poursuivant, mais sous la menace d’une gauche unitaire – le maire (DVD) sortant Jean-Luc Moudenc (37,23 %) va devoir élargir son socle électoral pour le second tour des Municipales 2026 à Toulouse. Et la stratégie semble toute trouvée : appeler les Toulousaines à « faire barrage aux mélenchonistes aux commandes du Capitole », en invoquant un « large rassemblement » autour de son nom.
Pour Jean-Luc Moudenc, le PS local « renie l’héritage toulousain »
« Après une nuit de marchandages et de tambouille politicienne entre partis politiques, François Briançon a donc capitulé – sans surprise pour moi -, décidant de tromper les Toulousains et de se rallier derrière les Insoumis de M. Piquemal pour le second tour de l’élection municipale », soulève d’abord Jean-Luc Moudenc, « alors qu’il nous répétait avec toupet que ‘les conditions n’étaient pas réunies’…».
Le Parti socialiste local fait donc ainsi le choix de vendre son âme au diable. En se mettant à la remorque d’un parti extrémiste et dangereux, il renie l’héritage toulousain, très ancien, d’une gauche républicaine, humaniste, responsable et laïque.
« Certains candidats de cette liste, socialistes ou radicaux de gauche, ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et ont refusé cette alliance honteuse », fait remarquer Jean-Luc Moudenc, alors que plusieurs personnalités ont annoncé ce lundi leur souhait de se retirer de cette liste.
Une coalition de bric et de broc, tonne Jean-Luc Moudenc
L’édile rappelle que le 3 mars dernier, le Parti socialiste avait indiqué qu’il n’y aurait pas d’accord national avec LFI « compte tenu de l’inquiétante dérive de la direction de ce mouvement ». « Les Toulousaines et les Toulousains doivent savoir que, si cette coalition de bric et de broc l’emportait, François Piquemal serait élu maire de Toulouse, tandis que les socialistes seraient très minoritaires au sein du Conseil municipal », met en garde Jean-Luc Moudenc.
Il n’y aurait donc aucun frein aux excès, à la conflictualisation du débat, à la division de notre ville.
Appelant les électeurs à « faire barrage à l’extrême gauche mélenchoniste », le locataire sortant du Capitole met aussi en avant la position de Carole Delga, qui avait indiqué jeudi en s’affichant aux côtés de François Briançon qu’elle « ne cautionnerait pas une union avec LFI ». Interrogée sur la situation toulousaine, la présidente (PS) de la Région n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations.
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