Alors que la trêve hivernale touche à sa fin, les procédures pour loyers impayés progressent en Haute-Garonne. Alors quel accompagnement pour les locataires en difficulté ? Quelques réponses avec Mélanie Bayot, directrice de l’ADIL 31, invitée d’ICI Occitanie.
La situation des locataires en Haute-Garonne est devenue alarmante avec une augmentation constante des procédures pour loyers impayés, selon Mélanie Baillot, la directrice de l’ADIL 31 (Agence Départementale d’Information sur le Logement), invitée d’ICI Occitanie ce jeudi matin : « ce sont des chiffres qui augmentent considérablement, ils ont doublé depuis la période Covid« .
Le phénomène touche aujourd’hui près de 2 ménages sur 100 dans le département. « C’est généralement des gens qui ont perdu leur emploi ou qui connaissent une baisse de ressources temporaires. Mais également, il y a des personnes âgées, il y a des jeunes précaires, on a également des gens qui sont tombés malades, qui ont une hospitalisation, donc une baisse de ressources« .
« Ne pas avoir honte de se mobiliser le plus tôt possible »
Face au risque d’expulsion, alors que la trêve hivernale est sur le point de se terminer, la réactivité demeure le levier principal pour éviter l’engrenage judiciaire insiste la directrice de l’association. Il est donc crucial d’engager des démarches dès le premier impayé pour tenter de réduire la dette ou de trouver des solutions de relogement.
« Ce qu’on dit aux locataires, c’est de ne pas avoir honte de se mobiliser le plus tôt possible. On le dit également aux propriétaires, de réagir dès le premier impayé pour trouver des solutions« . Selon la directrice de l’ADIL 31, il ne faut pas attendre de se retrouver devant le tribunal pour sortir des difficultés : « le mieux, c’est d’intervenir le plus en amont possible, c’est-à-dire avant l’audience«
Si le locataire est absent au tribunal, son bail est résilié
Mais se faire aider, ce n’est pas si simple. Avoir connaissance des aides, et des mécanismes pour y accéder relève parfois du parcours du combattant. Par ailleurs, la législation a durci les règles : depuis 2023, l’absence du locataire lors de l’audience au tribunal entraîne systématiquement la résiliation du bail. La présence physique ou la représentation par un avocat devient donc indispensable pour espérer maintenir le contrat de location.
Mélanie Baillot annonce sur ICI Occitanie que « l’ADIL vient de mettre en place un partenariat avec l’Ordre des avocats pour qu’il y ait des avocats de permanence au barreau, pour lorsqu’une audience est proche, un locataire puisse être représenté« .
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555

















