Une mère et ses deux enfants de 15 et 17 ans sont poursuivis par la justice pour s’être introduits dans un collège mercredi dernier dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse. Ils s’en sont pris à deux élèves et une surveillante. L’avocat de la mère parle d’une action sur fond de harcèlement.
Elle sera jugée le 18 juin prochain, mais on en sait un peu plus sur cette mère de famille poursuivie pour s’être introduite mercredi dernier avec ses deux enfants de 15 et 17 ans dans un collège du quartier Saint-Cyprien à Toulouse. Ils s’en étaient pris à deux élèves et une surveillante qui tentait de s’interposer.
Un casier judiciaire vierge
Cette mère de famille de 44 ans, d’origine algérienne au casier judiciaire vierge, est poursuivie pour « violences sans incapacité de travail au sein d’un établissement scolaire, intrusion avec arme dans un établissement scolaire, et transport d’armes blanches de catégorie D. » Elle a été présentée ce lundi 18 mai en comparution immédiate, mais l’audience a été renvoyée.
Son avocat a pris la parole pour tenter d’expliquer le geste de sa cliente. Pour Me Ismaël Meziti, cette mère n’est pas la « folle dangereuse » présentée. Selon lui, elle a agi par « instinct » face au harcèlement que subissait depuis plusieurs mois son fils de 11 ans. « Ce qui s’est passé, c’est que le matin des faits, elle dépose son fils devant le collège. Et là, elle voit qu’il subit une agression de la part de deux élèves plus grands. C’est ça qui déclenche l’intrusion. Mais ça n’a pas été réfléchi. Elle agit par instinct. »
Me Ismaël Meziti conteste la présence d’un couteau au moment de l’intrusion. Il ajoute que la famille était en train de déménager d’où les quatre couteaux, le hachoir retrouvés dans la voiture. Il s’agit plus « d’ustensiles de cuisine », selon lui.
Placement sous contrôle judiciaire
L’excuse du problème de harcèlement est contestée par Me Jocelyn Momasso. Il défend la surveillante agressée. « Il n’y a pas eu quatre signalements pour harcèlement. Il y en a eu un. On se cache derrière ça pour justifier des faits qui sont injustifiables. Ce jour-là, cette dame, c’est elle qui attise la violence ! »
Au moment du renvoi, cette mère de famille a présenté au tribunal ses excuses, sans donner plus d’explication. Elle sera jugée le 18 juin prochain. Elle a été libérée dans l’attente du procès et placée sous contrôle judiciaire.
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