Vendredi 15 mai au petit matin, un homme de 25 ans a été interpellé à Villefranche-de-Lauragais après l’agression sexuelle d’une passagère à bord d’un autocar de nuit reliant Marseille à Toulouse. Mis en cause et ayant reconnu les faits, le suspect a été remis en liberté dans l’attente d’un jugement prochain en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
« J’ai été réveillé par la voix du chauffeur de bus. Il a annoncé qu’un incident s’était produit, avant que les gendarmes ne montent à bord pour interpeller un passager », confie Louis. Un homme de 25 ans a été appréhendé ce vendredi matin, vers 5 heures, à Villefranche-de-Lauragais, soupçonné d’avoir commis une agression sexuelle durant un trajet en autocar de nuit. Un voyage organisé par Blablacar entre Nice et Bordeaux.
« Le 14 mai, j’ai assisté à un événement à Marseille, avant de monter dans un bus pour rentrer à Toulouse. Nous étions très nombreux, nous sommes partis vers minuit. Pour ma part, l’arrivée était prévue à 6 heures à la gare Matabiau », se rappelle l’un des voyageurs.
Le chauffeur, un témoin et la victime entendus par les gendarmes
Durant le trajet, alors qu’une grande partie des personnes présentes dans l’autocar somnolaient, le jeune homme aurait touché l’entrejambe d’une passagère assise juste à côté de lui. Tétanisée, la victime a fini par avertir discrètement le chauffeur qui a, sans attirer l’attention, réussi à prévenir les secours. Les gendarmes lui ont demandé de quitter l’autoroute à Villefranche-de-Lauragais pour se garer sur le parking de la brigade. Le chauffeur, un témoin, la plaignante et le suspect principal sont descendus. « C’était très long. Nous ne sommes repartis que deux heures plus tard, quand le conducteur avait fini son audition », raconte Louis.
Le mis en cause a passé plusieurs heures en garde à vue. Confronté aux déclarations de la plaignante et du témoin, le jeune homme a fini par reconnaître les faits. « Il a été remis en liberté en attendant son procès devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Le suspect devrait être prochainement jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) », confie un officier de la gendarmerie.
Ses agissements ont aussi eu des conséquences sur les voyageurs. Certains ont manqué leur correspondance à la gare Matabiau. « Le chauffeur a tenté de les rassurer en expliquant que la compagnie allait trouver une solution, mais je ne sais pas comment ils ont pu s’en sortir », précise Louis.

















