Elisabeth Husson-Barnier, adjointe à la tranquillité publique et à la prévention de la délinquance à Tournefeuille a récemment annoncé sa démission.
Une « décision, aussi inattendue que soudaine » pour la majorité municipale de Tournefeuille. Elisabeth Husson-Barnier a récemment annoncé qu’elle démissionnait « de son mandat d’adjointe à la tranquillité publique et à la prévention de la délinquance ». Une décision « difficile » qu’elle justifie notamment par « les querelles de partis, les tractations d’un autre temps et les pressions qui sont le pain quotidien de notre “équipe” ». « Le maire en quête d’une union sacrée et du mariage de la carpe et du lapin pour une réélection à n’importe quel prix installe le chaos et la discorde dans le groupe majoritaire avec une multiplication de postures autoritaires et de débordements verbaux », estime celle qui « fait le choix de rester en adéquation avec son éthique personnelle et politique ».
Et ce, alors que « durant le précédent mandat, elle a pu être une élue libre au service des habitants n’ayant de comptes à rendre qu’à celles et ceux qui nous avaient témoigné leur confiance en nous élisant et sans devoir prendre mes consignes auprès d’un quelconque appareil politique ». La majorité municipale de Tournefeuille, qui « prend collectivement acte du choix de l’élue démissionnaire », précise que « chaque élu est libre d’adhérer, à titre personnel, à une formation politique ou de ne s’en réclamer d’aucune ». « En revanche, chacun rend compte de son action aux habitants ainsi qu’aux membres de l’équipe municipale à laquelle il appartient, et en premier lieu au maire ».
Elle ne veut « plus subir la situation et les crises d’autorité »
La majorité réfute, par ailleurs, « les accusations portées à l’encontre de l’équipe municipale, qu’elle considère comme infondées ». De plus, elle juge « difficilement compréhensible » le fait « que des décisions validées collégialement puissent aujourd’hui être remises en cause dans de telles circonstances ». « Madame Husson-Barnier n’a, à aucun moment, manifesté d’opposition à la fusion intervenue entre les deux tours de l’élection municipale. Pour preuve, elle a accepté le renouvellement de son mandat d’adjointe au maire. Plus récemment encore, le week-end dernier, monsieur le maire l’avait missionnée pour le représenter, ainsi que la Ville, lors d’une interview télévisée », indique la majorité.
Mais comme le précise Elisabeth Husson-Barnier, c’est « un débordement verbal subi de sa part avant-hier (lundi 22 juin, NDLR), particulièrement inacceptable » qui l’a convaincue « de faire le pas, de ne plus subir la situation et les crises d’autorité en faisant comme si tout se passait normalement, voire bien ». « L’écoute n’est qu’un mot vide de sens et le socle commun qui a toujours formé le ciment des équipes tournefeuillaises sous la conduite des maires précédents a volé en éclats de même que les idées partagées et les actions co-construites », considère l’élue démissionaire qui déplore, par ailleurs, « le renoncement de la parole donnée et des engagements pris ».
Tournefeuille « mérite mieux que des polémiques stériles »
« Depuis le vote du budget collectivement soutenu parce qu’il donnait à penser que les moyens seraient au rendez-vous des projets sans augmentation de la fiscalité des habitants, c’est le quoi qu’il en coûte tournefeuillais avec un débauchage d’initiatives personnelles non concertées entre élus, non budgétées, engageant des sommes dont on ne sait d’où elles émanent miraculeusement », affirme Elisabeth Husson-Barnier prévoyant « une hausse inévitablement prévue des impôts locaux dès l’année prochaine ». Pour la majorité, « l’élue démissionnaire ne peut se prévaloir de connaître la teneur des débats ou des orientations qui seront discutés dans les prochains mois ». « Nul ne peut sérieusement prétendre anticiper les décisions qui relèveront du débat démocratique et de la délibération collective », appuie-t-elle.
Elisabeth Husson-Barnier assure qu’elle « n’abandonne pas les Tournefeuillais. Je sors la tête haute d’un système qui n’est pas fait pour les servir et qui leur réserve de douloureuses surprises ». De son côté, la majorité juge que Tournefeuille « mérite mieux que des polémiques stériles au service d’intérêts particuliers. Nos administrés n’attendent pas des querelles ; ils attendent de la sérénité, la préservation de leur cadre de vie et des repères stables dans un contexte national particulièrement incertain. C’est cette exigence de responsabilité, de cohésion et d’apaisement qui guide aujourd’hui notre action et qui continuera de la guider demain ».











