Révélation de la saison, le jeune centre Kalvin Gourgues, 21 ans, évoque son bonheur de remporter son premier bouclier de Brennus avant de partir pour l’Australie, dès lundi, rejoindre le XV de France.
Ça vous a fait quoi d’aller chercher ce bouclier de Brennus ?
C’est un bonheur d’aller le chercher quand on regarde le Top 14 depuis tout petit. Je suis très heureux de l’avoir remporté en apportant ma contribution en étant sur le terrain. Il y a deux ans, j’ai participé à quelques matchs de Top 14, donc on me l’avait attribué, mais là, c’est une saveur différente, particulière.
C’est une sacrée année pour vous, entre les premières convocations en Bleu, le 25e titre du club auquel vous avez participé. Vous vous retournez parfois sur tout ce qui s’est passé ?
Non, je vis au jour le jour, je regarde surtout ce qui arrive, et là, ce qui est arrivé, c’était une finale, donc je me concentrais là-dessus. C’est sûr que quand je vais être en vacances et que je vais me poser un peu, je vais réfléchir à tout ce qui s’est passé, me remémorer tous ces bons moments. C’est juste du kiff, je suis juste heureux de pouvoir prendre du plaisir sur le terrain, d’être en bonne santé, c’est tout ce qui m’importe. Et ce Brennus, c’est dingue parce que je le vois depuis des années, depuis que je suis petit, que ce soit le Stade ou d’autres équipes qui le soulèvent, et ça a l’air dingue. Et là, c’est vrai que j’ai eu la sensation de fou de le faire ! Je ne pourrais pas vous l’expliquer, c’est juste du bonheur. Il y a tous les supporters qui sont là, qui sont heureux juste de le toucher, et nous, on l’a. C’est dingue ! Je n’arrive pas à l’expliquer, je suis juste heureux. À part vous dire que je suis heureux, je ne sais pas trop ce que je vais vous dire (rires).
Avez-vous douté lorsque vous avez vu le début de seconde période de Montpellier ?
Bien sûr. Ils sont très bien revenus en seconde période. Ils nous ont mis à mal sur des turnovers qu’on concédait un peu facilement. Et là où je pense que ça a fait la différence, c’est qu’on s’est tous soudés pour revenir à fond et ne pas prendre des essais un peu casquettes. Ça a été un peu à notre préjudice cette année sur certains matchs lorsque c’était un peu accroché. Et voilà, c’est la force de tout un groupe, bien plus que les 23 qui ont joué. À l’heure du brief d’avant-match, on était, je pense, 50 dans la salle. Tous les mecs qui ont déjà porté le maillot, que ce soit des Espoirs, des plus anciens, il y a même Pita (Ahki) qui est revenu de Nouvelle-Zélande, c’est dingue. C’est cette force qu’on a dans notre groupe, dans notre vie, tout simplement, qui a fait pencher la balance. Mais c’est vrai qu’ils nous ont fait douter. Je suis heureux d’avoir su réagir et de ne pas leur laisser dominer la seconde période.
On vous a vu vous rassembler tous dans votre moitié de terrain après le match. Qu’est-ce que le manager vous a dit ?
Il n’avait pas envie que les caméras soient là, donc je pense que ça va rester dans l’ordre du privé. On est juste très heureux d’avoir pu aller chercher un quatrième titre d’affilée. Et maintenant, on va savourer. Après, on se préparera pour l’année prochaine et je l’espère, pour soulever un cinquième titre d’affilée. C’est le but, je pense.
Il y avait l’envie de remettre les pendules à l’heure aussi. Après toutes les critiques sur votre fin de saison, votre coach a beaucoup joué là-dessus avant la finale, en tout cas auprès des médias?
Ça fait partie du jeu. Quand tout va bien, on est sur un piédestal. Quand tout va mal, il y a des critiques qui viennent. Là où on est restés concentrés, c’est entre nous, de ne pas trop écouter ce qui se disait à droite à gauche. On s’est concentrés vraiment sur nous-mêmes. Le but, c’était de se retrouver, d’arriver à trouver une alchimie parce que sur certains matchs, on avait du mal à se trouver. Il y avait pas mal d’imperfections. Je pense qu’aujourd’hui, après une première mi-temps quand même aboutie, la deuxième on n’en parlera pas. Elle ne restera pas gravée dans les mémoires. Mais on retiendra toute la force d’un groupe.
Vous retrouvez vos supporters dimanche au Capitole, c’est comme le Brennus, ça fait partie des rêves ?
Pour moi, le rêve, c’était vraiment de jouer et de gagner ce soir. Et le reste, c’est juste du bonus, du plaisir. Donc là, on va bien profiter tous ensemble ce soir en équipe. Et après, on verra demain le Capitole. On sera très heureux d’aller voir tout le public toulousain.
Après ce titre, la saison n’est pas finie pour vous.
Je dois partir lundi pour l’Australie. On verra ce qui se passera là-bas pour moi. Et après, j’aurai des vacances, j’espère.












