EXCLUSIF. En juin 2026, le directeur toulousain d’une colonie de vacances, âgé de 34 ans, a été placé en garde à vue et a reconnu l’agression sexuelle d’un garçonnet. Les faits, remontant à l’hiver 2024 lors de séjours dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Savoie, ciblent deux enfants de cinq et six ans. L’alerte avait été donnée par des animateurs, malgré l’inertie initiale d’un adjoint. Après des mois d’investigations et d’expertises psychologiques, le suspect, qui gérait une société d’événementiel, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Toulouse et placé sous contrôle judiciaire strict.
Des parents avaient inscrit leurs enfants dans une colonie de vacances. Ces familles pensaient leur offrir leurs premiers souvenirs entre copains. Mais elles vont devoir faire face, pendant de longs mois, aux traumatismes nés de ce séjour. Le directeur de la colonie, un Toulousain de 34 ans, a été placé en garde à vue ce mercredi 24 juin 2026 pour agressions sexuelles. Les victimes étaient âgées de 5 et 6 ans au moment des faits.
Tout commence en 2024. À cette période, le responsable d’une société d’événementiel toulousaine assure également la direction d’une colonie de vacances. Au mois de février, entre le 11 et le 24, deux séjours sont programmés : l’un dans le Puy-de-Dôme, l’autre en Haute-Savoie.
Des comportements suspects signalés
Des dizaines de garçons et de fillettes sont inscrits pour vivre un séjour « inoubliable ». Ces colonies sont encadrées par le Haut-Garonnais. Très vite, des animateurs repèrent son comportement qu’ils estiment inapproprié. Ces jeunes hommes constatent que le directeur est de plus en plus proche de certains enfants. Il leur fait des bisous et autres câlins.
Ces faits sont remontés à l’adjoint du directeur qui ne veut pas les croire et décide de ne pas faire remonter les informations à ses supérieurs. Rien n’est fait et, au fil des jours, la situation s’aggrave.
L’alerte donnée par les animateurs
En le surveillant de près, un animateur finit par surprendre le directeur au lit avec un garçonnet de 5 ans. L’adulte et la victime sont simplement vêtus de caleçons sous la couette. La situation est choquante. Cette fois-ci, les animateurs remontent par eux-mêmes l’information à leur plus haut responsable.
Le séjour s’est achevé dans la stupéfaction générale. Les chefs, au-dessus du directeur, prennent contact avec les familles des victimes pour leur conseiller de déposer plainte.
Des investigations de plusieurs mois
Les plaignants finissent par se rendre au commissariat le plus proche. Au fil des mois, les auditions s’enchaînent. Les deux mineurs ciblés par le suspect sont entendus par des psychologues et des enquêteurs de police spécialisés. Leurs récits correspondent en tout point aux signalements des témoins.
À l’issue de ces investigations, le mis en cause est finalement placé en garde à vue ce mercredi 24 juin 2026. Face aux policiers, le trentenaire reconnaît avoir agressé sexuellement l’un des garçons.
Un contrôle judiciaire strict
Une perquisition est menée chez lui pour saisir son matériel informatique et son téléphone. Des techniciens de la police vont rechercher d’éventuelles traces de consultations d’images ou de vidéos pédopornographiques.
Le trentenaire sera prochainement jugé par le tribunal correctionnel de Toulouse. En attendant, il est placé sous contrôle judiciaire avec l’obligation de consulter un psychiatre.












