Ce n’est plus qu’une question de temps. La mise en service de la très contestée autoroute A69, qui doit relier Toulouse (Haute-Garonne) à Castres (Tarn) « pourra intervenir la première semaine de novembre », a annoncé ce vendredi soir son concessionnaire, Atosca, dans un communiqué.
Les travaux doivent être achevés la semaine prochaine, « conformément au calendrier prévu », précise la même source. Et d’ajouter : « Des contrôles de sécurité sont en cours et se poursuivront pendant les 15 jours suivants ».
Dans le détail, l’axe de 53 km – dont 44 km de tracé neuf – « fait le lien entre la rocade de Castres et l’autoroute A680, desservant un large territoire compris dans l’aire urbaine toulousaine », vante Atosca sur son site Internet.
Les usagers entre Toulouse et Castres devront débourser 20,40 euros pour un trajet aller-retour. « Un des tarifs les plus chers de France, sans doute le plus cher si on le rapporte au faible gain de temps », pointe le collectif La Voie est libre, opposant de longue date au projet.
Un nouveau week-end de mobilisation
Malgré l’opposition de militants écologistes, le Conseil d’État a donné son feu vert aux travaux fin juin. La justice a rejeté le recours déposé après la décision de la cour d’administrative d’appel de Toulouse, qui avait autorisé la poursuite du chantier le 30 décembre 2025.
« Ni l’aménagement du réseau routier existant, ni la mise à deux fois deux voies de l’actuelle route nationale 126, ni l’amélioration de la liaison ferroviaire ne constituent une solution alternative satisfaisante », justifiait alors la plus haute juridiction administrative française dans un communiqué, vantant les mérites d’un projet censé « améliorer le cadre de vie des riverains, procurer un gain de sécurité routière et contribuer au développement de l’agglomération castraise ».
« C’est officiel, dans un monde qui brûle, le déni climatique est décrété par la plus haute sphère du pouvoir juridique », avait fustigé le collectif La Voie est libre, jugeant le Conseil d’État « incapable d’appliquer le droit face aux pressions du lobby politico-financier de l’A69 ».
La reprise du chantier n’a pas mis fin à l’opposition à l’A69 pour autant. Un nouveau week-end de mobilisation a ainsi débuté ce vendredi dans le Tarn.

















