EXCLUSIF. Un homme a été grièvement blessé par balle à l’épaule, ce jeudi 8 octobre, sur un terrain militaire situé au fond de l’impasse de Palayre, à Toulouse. Il se trouvait avec quatre autres hommes, tous munis de fusils de chasse, qui auraient voulu tirer sur un sanglier. Transportée à l’hôpital de Rangueil, la victime présente un pronostic vital engagé. Ce jeudi soir, quatre auditions étaient en cours au commissariat central. Si la piste accidentelle reste privilégiée, les premières explications recueillies laissent plusieurs questions ouvertes, notamment sur l’origine du coup de feu.
Des caravanes délabrées, des constructions de fortune en tôle. Au fond de l’impasse de Palayre, à Toulouse, cinq hommes se sont regroupés sur un terrain militaire, chacun muni d’un fusil de chasse. Ils auraient voulu tirer sur un sanglier. L’un d’eux a été grièvement blessé.
Cinq fusils sur place
L’alerte a été donnée vers 10 h 40 dans ce secteur de l’avenue Joliot-Curie. Le Samu a été appelé pour prendre en charge un homme blessé par arme à feu. Sur place, les cinq amateurs de gibier étaient présents avec leurs armes.
Ces hommes ont d’abord expliqué que leur compagnon se serait accidentellement tiré dans l’épaule. Une première version qui reste à vérifier.
Pronostic vital engagé
Touché à l’épaule, l’homme a été transporté à l’hôpital de Rangueil. Le projectile aurait atteint une zone sensible, mettant en jeu son pronostic vital.
Les fusils seraient anciens et en mauvais état. Rien ne permet toutefois, à ce stade, d’établir un lien entre leur état et le coup de feu qui a grièvement blessé l’un des membres du groupe.
Il se serait blessé
Le récit d’une blessure provoquée par sa propre arme ne suffit pas à éclaircir les circonstances du tir. Les premières explications recueillies ont laissé plusieurs zones d’ombre. Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête judiciaire.
Les quatre autres chasseurs et les cinq fusils ont été maintenus sur place sous surveillance, dans l’attente de l’arrivée d’un officier de police judiciaire. À ce stade des investigations, difficile de dire s’ils avaient ou non les autorisations pour chasser.
Le tir d’un compagnon ?
Ce jeudi soir, quatre auditions étaient en cours au commissariat central de Toulouse. La piste accidentelle restait privilégiée. En revanche, l’hypothèse d’un tir provenant de l’arme d’un de ses compagnons aurait pris de l’ampleur.
Le blessé s’est-il infligé cette blessure à l’épaule lors d’un geste maladroit ? A-t-il en réalité été atteint par le tir d’un de ses compagnons ? C’est ce que les enquêteurs tentent de déterminer.

















