C’est un projet routier vieux de 35 ans qui refait parler de lui dans plusieurs communes à l’Ouest de Toulouse. Ce vieux projet, c’est le boulevard urbain ouest (BUO), une nouvelle liaison routière dans les cartons depuis des décennies. Ce nouveau boulevard figurait déjà dans les schémas d’aménagement de l’agglomération il y a 20 ans, sous le nom de « voie artérielle ouest » et il devait relier Plaisance-du-Touch à Cugnaux. Mais il n’a jamais vu le jour. Sauf que le projet est toujours en discussion dans le cadre d’un vaste plan de fluidification de la circulation au sud-ouest de Toulouse. Un plan nommé PIMSOT (Projet d’Infrastructure de Mobilités du Sud-Ouest Toulousain).Ce boulevard urbain ouest relierait la RN124, au niveau de la Salvetat-Saint-Gilles, à Cugnaux, puis possiblement Cugnaux à l’autoroute A64, avec la création d’un nouvel échangeur du côté de Portet-sur-Garonne. La Voie du canal Saint-Martory (VCSM), actuellement réservée aux bus, serait également ouverte à la circulation sur la base d’un élargissement de la voirie. Des options qui sont loin de faire l’unanimité. On vous explique pourquoi.
Un boulevard urbain ouest
Ces derniers mois, la possibilité de créer un boulevard urbain ouest est loin de faire l’unanimité. Cette route multimodale, passerait par Plaisance-du-Touch, en provenance de Cugnaux et viendrait se connecter à la RN124 via la construction d’une nouvelle route entre Plaisance et l’axe Auch-Toulouse. Une route qui reprendrait le tracé de celle qui devait être construite pour relier la RN124 au centre commercial Val Tolosa, projet qui a été annulé par la justice.
Pour rejoindre l’A64, elle se connecterait à des routes, déjà existantes, et qu’il faudrait réaménager au niveau de Francazal à Cugnaux, puis ensuite prolonger vers Portet-sur-Garonne.

Des maires qui ne sont pas sur la même ligne
Ce projet de boulevard urbain est loin de faire l’unanimité alors que la campagne des municipales bat son plein. Le maire de Tournefeuille, Frédéric Parre, candidat à sa réélection s’est positionné contre le projet « à titre personnel ». Il indique vouloir « mettre l’accent sur le développement des transports en commun et les modes actifs ». Le maire de Plaisance, Philippe Guyot, lui, est favorable au projet si cette infrastructure s’ouvre au vélo et aux piétons :
« Aujourd’hui, énormément de camions passent au centre-ville de Plaisance avec ce que cela génère de nuisances comme le bruit, les vibrations, et la pollution. Le boulevard urbain ouest permettrait de créer un pont supplémentaire sur le Touch et permettrait aux camions qui voudraient aller de la RN 124 à Cugnaux d’éviter le centre-ville de Plaisance-du-Touch ».
Le maire de Cugnaux a voté pour le lancement des études du projet PIMSOT lorsque celui-ci a été voté à Toulouse Métropole en octobre 2025.
À Toulouse, les avis divergent
Jean-Luc Moudenc soutient les études
Du côté de Toulouse, le maire, Jean-Luc Moudenc, a soutenu la poursuite des études dans le cadre du plan PIMSOT. « Nous n’avons aucun dogme sur la forme que doit prendre cette infrastructure et son emplacement exact. Notre seule conviction, c’est qu’un aménagement est nécessaire et qu’il doit profiter à toutes les mobilités ».
Les listes qui concourent face à lui expriment des sensibilités différentes face à ce projet. La liste de François Piquemal estime « qu’il faut mettre fin à tous les grands projets routiers et qu’il faut réallouer les budgets vers des solutions de mobilités décarbonées ». Du côté de la liste de François Briançon, on exprime des réserves par rapport à de nouveaux projets routiers « qui pourraient dégrader les performances des transports en commun ». À ce titre, la liste s’oppose fermement à l’ouverture aux véhicules de la Voie du Canal Saint-Martory (VCSM), une voie en site propre dédiée aux bus. Alors que tous les scénarios actuels de PIMSOT envisagent une ouverture de la VCSM.

Le maire de Portet ne veut pas d’un nouvel échangeur
Un peu plus loin, il y a une autre option qui hérisse les poils d’un maire de la grande agglomération, c’est celle de la création d’un nouvel échangeur au sud de Toulouse, au niveau de Portet-sur-Garonne. Sur les réseaux sociaux, celui qui brigue un nouveau mandat revendique de choisir « plutôt que le tout voiture, plutôt qu’un aspirateur à camions, le renforcement de la gare comme véritable pôle multimodal ».
Etudié depuis quelques années, ce projet d’échangeur serait le dernier maillon de ce nouveau boulevard de contournement de Toulouse au sud-ouest de la Ville rose. Situé entre la sortie du centre commercial de Portet-sur-Garonne et celle de la zone commerciale de Roques-sur-Garonne, cet échangeur aurait pour fonction de connecter le nouveau boulevard multimodal à l’autoroute A 64.
Des options à étudier dans les prochaines années
Ce projet figure toujours dans la feuille de route du PIMSOT. Il nécessite d’étudier la réalisation d’une nouvelle route au niveau de la zone de Bois Vert
Autant de sujets qui reviendront sur la table après les élections avec un objectif de les voir se concrétiser d’ici 2035.
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