l’essentiel
Un chêne centenaire de 7 tonnes s’est abattu sur la maison des Perdomo à Saint-Hilaire, causant des dégâts considérables. La famille, désormais en quête d’un nouveau logement, attend le verdict de l’expert en structure.
Il y a un peu moins d’un mois. Le 12 février à 3 h 20, toute la famille Perdomo dormait dans sa maison à Saint-Hilaire, au sud de Toulouse. « Nous avons été réveillés en sursaut par un énorme bruit. Comme un tremblement de terre venu d’en haut ! », raconte Julie, encore traumatisée par le passage de la tempête Nils. « Lorsqu’avec mon mari nous avons ouvert la porte du salon, plongé dans le noir, il y avait comme de la neige qui tombait, en fait des flocons de laine de verre. Le vent soufflait et la pluie entrait dans la pièce à ciel ouvert, le toit était éventré. On a vu les branches et on a compris que c’était un arbre du bord de la route qui s’était couché sur la maison. Mon cri a réveillé notre fils, mais notre petite de deux ans continuait à dormir », ajoute encore émue cette mère de famille.
Après la sidération, l’appel aux pompiers qui sont courageusement intervenus la nuit, en pleine tempête. « Les pompiers ont bâché comme ils ont pu. Ils nous ont demandé de rester, de ne pas prendre la voiture, car c’était trop risqué, avec des vents à 140 km/h sauf si la maison devait bouger », poursuit-elle.
Une nuit de cauchemar
Julie et sa petite fille de deux ans cherche un nouveau logement provisoire.DDM – E.G.
Impossible de dormir, durant cette nuit cauchemardesque, avec les craquements du placo et des morceaux de charpente qui continuaient à tomber… la pluie, le vent et toute la famille réfugiée dans les chambres.
Le gros choc a été au lever du jour. L’étendue des dégâts était sans appel. Le pignon de la maison avait disparu, le salon-cuisine était à ciel ouvert et pire, le toit au-dessus de la chambre de la petite, sans tuiles. En regardant les chaises et la table du salon détruites, alors que les enfants y mangeaient à peine quelques heures plus tôt, Julie et son mari ont réalisé le drame auquel ils venaient d’échapper. Une fois les enfants sécurisés à l’école, les affaires sauvées, les questions pour l’organisation du travail et l’hébergement sont arrivées. « Heureusement, nous sommes maintenant beaucoup en télétravail. Nous vivons depuis en camping chez mes parents », reprend Julie.
Un chêne de 7 tonnes sur la maison
Le chêne de plus de 7 tonnes situé sur le domaine communal s’est déraciné lors de la tempête Nils.DDM – E.G.
Cette maison moderne et soignée d’une dizaine d’années, projet d’une vie, est devenue une source d’anxiété pour le couple. « Nous avons très peur de devoir revenir y vivre, qu’elle bouge encore, avec toutes ces fissures… Nous n’avons plus confiance ».
Avec la pluie, le sol trempé, les racines en bordure du fossé n’ont plus assuré l’ancrage d’un vieux chêne centenaire bordant leur clôture côté voie Romaine et sa piste cyclable sur le domaine communal. Par miracle, une grosse branche de ce vieux chêne de plus de 7 tonnes a fait appui sur le côté de la maison, évitant le pire.
La famille Perdomo est désormais dans l’attente du compte rendu de l’expert, un ingénieur structure. L’assurance a proposé de prendre en charge le loyer pendant un an. La famille cherche actuellement une maison avec jardin à Saint-Hilaire, ou dans les environs, pour ne pas perturber la vie des enfants.