La Journée internationale des droits des femmes a rassemblé 8 500 personnes à Toulouse. Des familles entières ont participé, offrant une occasion unique d’éducation. Les manifestants ont défilé pacifiquement, portant des messages forts contre les violences sexistes.
Depuis plus d’un siècle, le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, est un rendez-vous mondial. Des rassemblements ont été organisés partout en France, dont dans la Ville rose. Mais ce dimanche, Toulouse était plutôt violette, couleur du féminisme et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

« So, so, solidarité, avec les femmes du monde entier », scandent les manifestants, dès le départ du cortège à Jeanne d’Arc, à 11 heures. Il s’est ensuite élancé rue d’Alsace-Lorraine. Parmi les 8 500 personnes présentes selon la police, quelques têtes blondes se faufilent, accompagnées de leurs parents.
C’est le cas de Sacha, 6 ans, « déjà habitué des manifestations », comme le souligne sa maman qui le porte sur le dos. « Il avait tout juste un an la première fois que je l’ai amené, toujours avec les protections nécessaires pour le bruit. Je pense que c’est important, pour l’histoire de notre famille. »
Pas toujours évident de venir avec des petits
Un avis partagé par Clémentine, venue avec ses deux garçons Gaetan et Solal, 5 et 7 ans. « Ces événements sont de vrais bains culturels », relate-t-elle. L’idée du slogan du plus grand, « Les filles c’est nul, les garçons c’est mieux », n’est pas vraiment à propos, mais fait sourire la mère de famille : « C’est justement l’occasion de faire de la pédagogie ! »

Un peu plus loin dans la foule, Gustave, 3 ans, porté sur les épaules de son père Tristan, tient une pancarte dans sa petite main : « Sans oui, c’est non ! Céder n’est pas consentir ! » « J’essaie déjà de lui parler de consentement, de patriarcat, explique Bertille, sa mère. C’est nécessaire de comprendre ces notions dès le plus jeune âge. »
S’ils ont eu la volonté de prendre Gustave avec eux ce dimanche, ce n’est pas toujours une évidence. « On a parfois peur s’il y a des violences, mais aujourd’hui, on ne craint pas de débordement », précise Tristan. La mobilisation s’est en effet poursuivie sans encombre, jusqu’à Saint-Cyprien, autour de 13 heures.
À une semaine du premier tour des municipales, le contexte politique plane évidemment en cette journée symbolique. D’ailleurs, les candidats François Piquemal (LFI) et François Briançon (PS), ont aussi défilé ce dimanche.




















