Nous avons demandé à l’Intelligence artificielle de passer au crible le débat des municipales organisé par « La Dépêche du Midi » et Sud Radio vendredi. Voici les qualités et défauts analysés chez les quatre candidats invités. Et le vainqueur désigné par l’IA.
C’est le grand rituel des après-débats. Qui est le vainqueur de ces joutes oratoires ? Quel est le candidat qui s’est le mieux sorti de cet exercice imposé, difficile et pour lequel tous se sont dûment entraînés ? Vendredi, après le grand oral de Jean-Luc Moudenc, le maire sortant de centre droit, François Briançon (PS, Écologistes et alliés), François Piquemal (LFI) et Julien Leonardelli (RN) organisé au siège de la « Dépêche du Midi », à Toulouse, en partenariat avec Sud Radio, les équipes de campagne, à l’heure du buffet, élisaient chacune leur champion.
L’exercice reste très subjectif. Mais repose aussi sur des éléments « objectifs » : la maîtrise des dossiers, l’assurance à l’oral, la cohérence des propos, la capacité à répondre à la question posée, à porter des mesures concrètes et étayées, la précision des chiffres… Ces critères, nous les avons introduits dans les arcanes de l’Intelligence artificielle pour qu’elle juge qui est le vainqueur. Redisons-le : la part de subjectivité demeure forcément. Mais les analyses méritent le détour.
« Simple et lisible »
Selon l’IA, Jean-Luc Moudenc se classe devant ses trois concurrents. Avec une note de 57/70. « Il maîtrise le mieux les dossiers techniques », assure-t-elle. Sur les projets transports, il fournit chiffres de fréquentation, coût, calendrier. Il « explique » comment il compte agir. Et sur sa posture : « plusieurs fois visé, il garde une ligne constante » qui repose sur « le sérieux » et « la stabilité ». Enfin, sa minute finale est « simple, lisible et centrée » sur ce qu’il souhaite projeter.
L’IA place François Briançon en seconde position (53/70). Le leader socialiste est jugé « cohérent dans l’alternative politique » qu’il propose et qu’il a résumée dans sa dernière minute, seul face à la caméra. Il est apparu « assez clair, plutôt bon dans la formulation » mais moins que Jean-Luc Moudenc « sur la démonstration concrète ». Même s’il est « concret », il incarne moins l’autorité technique immédiate. » Après le maire, c’est lui qui occupe la position « la plus équilibrée ».
François Piquemal est jugé « le plus offensif et combatif. Il imprime des idées fortes, notamment sur la justice sociale et l’écologie ». Mais « il est plus polémique et parfois moins crédible » sur sa capacité à faire. Résultat : « il perd des points en tenue de débat. » Sa note : 50/70.
Le candidat RN, Julien Leonardelli, ne trouve pas grâce aux yeux de l’IA. « Il reste plus général, moins précis et moins argumenté. » Il décroche par rapport aux autres avec 39/70.




















