Le candidat de la France Insoumise, François Piquemal, a réagi dimanche soir aux premières estimations du premier tour des municipales à Toulouse. Il est crédité d’environ 28 % des voix dans les estimations, derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (près de 39 %), tandis que la liste PS-écologistes menée par François Briançon dépasserait les 25 %.
Ce dimanche 15 mars, une centaine de militants et de soutiens de François Piquemal se sont réunis au bar Le Winger, à deux pas de la gare Matabiau, pour suivre les premières estimations du scrutin municipal toulousain. Vers 21 h 15, lorsque les chiffres des estimations apparaissent sur les écrans de télévision, l’ambiance monte d’un cran.

Donné en deuxième position autour de 28 %, le député de Haute-Garonne prend la parole devant la presse et les caméras. Son message est clair : ouvrir rapidement des discussions avec l’autre liste de gauche.
« J’appelle la liste de la gauche socialiste et de ses alliés à la table des discussions »
« Je tenais d’abord à faire cette déclaration pour dire que nous souhaitons l’union de la gauche et que j’appelle la liste de la gauche socialiste et de ses alliés à la table des discussions. »
Le candidat de La France insoumise assure vouloir aller vite pour préparer le second tour.

« Évidemment, pas tout de suite dans l’heure, parce qu’il faut qu’on attende d’avoir les résultats. Mais en tout cas, assez rapidement pour qu’on puisse être opérationnel et en dynamique dès demain pour battre Jean-Luc Moudenc. »
Interrogé sur la forme que pourrait prendre ce rapprochement, François Piquemal insiste sur la nécessité d’un accord fondé sur le résultat du vote.
« Un accord démocratique, un accord qui respecte le vote des Toulousaines et des Toulousains »
« On parle d’un accord démocratique, c’est-à-dire un accord qui respecte le vote des Toulousaines et des Toulousains en fonction des votes qui ont été donnés à l’une et l’autre liste. »
Et sur la question du leadership d’une éventuelle liste commune, sa position est nette : « C’est celui qui arrive en tête qui doit mener l’union de la gauche et prendre la responsabilité du rassemblement. »

Rappelant avoir plaidé pour une alliance dès le premier tour, le candidat insoumis conclut : « Nous sommes constants et fidèles à notre ligne, et nous allons tout faire pour que cela advienne. »
Dans le QG improvisé, la soirée électorale se poursuit désormais au rythme des résultats consolidés et des premiers calculs pour le second tour.


















