L’Aveyron possède de nombreux panoramas naturels absolument sublimes. Certains d’entre eux ont même été utilisés comme décors de cinéma. Le Journal Toulousain vous présente ces films, tournés dans le département.
Cartouche (1962)
En 1962, le film “Cartouche” sortait dans les salles obscures de France, avec l’iconique Jean-Paul Belmondo devant la caméra et le réalisateur Philippe de Broca derrière cette dernière. Ce film raconte l’histoire d’un brigand qui sévissait au XVIIIe siècle. Pour obtenir des décors naturels préservés, offrant un véritable voyage dans le temps, le cinéaste a décidé de tourner les plans de son œuvre dans le Sud de la France. Si l’Hérault a accueilli une majorité du tournage, l’Aveyron a aussi pu mettre ses atouts en avant. Ainsi, Louis-Dominique Bourguignon, dit “Cartouche”, se déplaçait sur le plateau du Larzac et au milieu des remparts du village fortifié de La Couvertoirade.
La Grande Vadrouille (1966)
Ce film est l’un des plus fiers ambassadeurs des comédies françaises. Sortie en salle en 1966, “La Grande Vadrouille” réunit deux acteurs légendaires : Bourvil et Louis de Funès. Sous l’œil de Gérard Oury, ce film narre l’histoire de deux hommes lors de la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers aident des soldats britanniques qui tentent d’échapper aux Allemands, durant l’Occupation. Et l’une des images les plus iconiques du film, le moment où de Funès monte sur les épaules de son compère, a été tournée dans l’Aveyron. Cette séquence a été réalisée du côté de Montpellier-le-Vieux et le charmant village de Peyreleau a aussi accueilli les deux comédiens.
Malevil (1981)
Adapté librement du célèbre roman éponyme, “Malevil” raconte l’histoire d’une communauté rurale qui survit à une guerre nucléaire et doit apprendre à survivre dans ces conditions terribles. Réalisé par Christian de Chalonge, le long-métrage sort en salle au printemps 1981. Salué par la critique et fort d’un beau succès populaire, il est l’un des rares exemples du genre post-apocalyptique dans le cinéma français. Pour filmer ces décors coupés du monde urbain, l’Aveyron a été choisi. Ainsi, le château des Bourines, à Bertholène, est l’un des décors les plus visibles du film. Également, la cité de Sévérac-l’Église a vu Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jean-Louis Trintignant et Jacques Villeret arpenter ses rues, face aux objectifs des caméras.
Microcosmos, le peuple de l’herbe (1996)
C’est une œuvre révolutionnaire qui a marqué son époque. En 1996, “Microcosmos, le peuple de l’herbe” arrivait sur les écrans géants des Français et du reste du monde. Tourné sur le causse Comtal, au Nord de Rodez, ce documentaire était le premier de l’histoire à filmer d’aussi près le quotidien des insectes. Pour réaliser cet exploit cinématographique, une caméra de 300 kilos et un dispositif unique ont été inventés pour capturer ces moments à une échelle macroscopique. Attachée au territoire où ces prises de vues ont été réalisées, l’équipe du film a incité plusieurs acteurs locaux à développer le parc à thème “Micropolis”, une cité entièrement dédiée aux très petits habitants de l’Aveyron.
Fanfan la Tulipe (2003)
L’Aveyron n’a jamais accueilli autant de paparazzis. Pour cause, l’actrice de renommée mondiale Penélope Cruz est venue au château des Bourines pour y tourner le remake de “Fanfan la Tulipe”, sorti en 2003. Le bâtiment, construit au XIIIe siècle, offrait ainsi une splendide architecture préservée en plein cœur du département aux acteurs et aux caméras. Près de 50 ans après le film original, l’Espagnole tournait aux côtés de Vincent Pérez, Didier Bourdon, Hélène de Fougerolles et Guillaume Gallienne, selon les directives du réalisateur Gérard Krawczyck. Cette comédie de capes et d’épées a marqué toute une génération.
La Princesse de Montpensier (2010)
Présent dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2010, “La Princesse de Montpensier” est inspiré d’une nouvelle du XVIIe siècle, qui présente une histoire d’amour sous fond de tensions politiques, lors des guerres de religion. Durant plus de deux heures, Mélanie Thierry et Gaspard Ulliel se donnent la réplique au cœur de somptueux décors authentiques. À la frontière de l’Aveyron, dans le Cantal, le château de Messilhac est le lieu de tournage le plus reconnaissable du film. Dans le département d’Occitanie, le village de Lacalm a accueilli le réalisateur Bertrand Tavernier et ses équipes, pour y réaliser des prises de vues.
Miséricorde (2024)
Réalisé par Alain Guiraudie, le film “Miséricorde” est inspiré du roman baptisé “Rabalaïre”, écrit par le cinéaste. Ce film policier place Félix Kysyl, Jacques Develay, Jean-Baptiste Durand et Catherine Frot au cœur des paysages du Sud-Est de l’Aveyron. Le village de Sauclières a été le décor principal du long-métrage, mais la gare de Millau, les gorges de la Dourbie et le col du Suquet dévoilent aussi la richesse des paysages du département. Avec huit nominations aux César 2025 et une sélection à Cannes Première, l’œuvre a reçu un accueil dithyrambique.
Ces films également tournés en Aveyron…
D’autres longs-métrages ont été tournés dans le département. Parmi ces derniers, les deux documentaires “Farrebique” (1946) et “Biquefarre” (1983), réalisés par Georges Rouquier, qui présentent la vie des paysans locaux, à différentes époques. En 2005, “Saint-Jacques… La Mecque” mettait en scène Muriel Robin dans l’Aubrac, sous l’œil de Coline Serreau. Deux ans plus tard, les spectateurs du monde entier voient Mr Bean traverser le viaduc de Millau en voiture dans “Les Vacances de Mr Bean”. Enfin, “Tous au Larzac” livre un documentaire fascinant autour du combat des paysans du Larzac dans les années 1970.





















