La liste Nouvel Air, conduite par Lambert Meilhac pour les Municipales à Toulouse, alerte sur un possible « raz-de-marée fiscal » pour les entreprises lié à la hausse de la taxe versement mobilité. Elle propose deux mesures pour limiter cette augmentation.
Nouvel Air prévoit un « raz-de-marée fiscal » pour les entreprises à Toulouse. La liste “divers centre” conduite par Lambert Meilhac fait ici référence à l’augmentation de la taxe versement mobilité. Pour mémoire, il s’agit d’une contribution patronale versée par toutes les entreprises qui emploient au moins 11 salariés. « Entre la hausse constatée depuis 2014 et celle qui est projetée par Tisséo d’ici 2040, cette taxe sera passée de 235M€/an à près de 600M€/an, soit une augmentation de 150% (x2,5) », estime-t-elle. Une « hausse inacceptable » que « la majorité sortante souhaite », selon Nouvel Air qui annonce deux mesures « pour lutter contre ».
Les mesures de Nouvel Air contre le « raz-de-marée fiscal »
Tout d’abord, Lambert Meilhac et son équipe veulent « éviter les nouveaux investissements coûteux ». Ils citent notamment l’abandon de la Jonction Est, du BUCSM (Boulevard urbain du canal de Saint-Martory) et du BUO (Boulevard urbain Ouest). « Les “grands projets” + investissements “mobilité”, c’est 1 milliard d’euros sur le mandat. Réduire cette enveloppe de 10/20/30% apportera plus de sérénité budgétaire », affirment-ils. Nouvel Air compte aussi « réduire, autant que possible, le coût des derniers aménagements de la 3e ligne de métro » et « avant d’investir dans un RER », de “redéfinir le besoin après l’application de sa première mesure phare sur la mobilité ».
Celle-ci consiste à « passer la plupart des pénétrantes à sens unique ». Ce qui permettrait, d’après la liste, de « créer des dizaines de kilomètres de voies de bus en site propre à l’intérieur du périphérique » et « de simplifier les carrefours, au point de remplacer un grand nombre de feux rouges par des cédez-le-passage pour fluidifier le flux motorisé ». Ce qui aurait pour conséquences « d’augmenter la vitesse commerciale des bus de 30 à 50% », « la fréquence de passage, la capacité d’emport, et la fiabilité » et « d’attirer plusieurs dizaines de milliers de nouveaux voyageurs/abonnés qui génèreront des dizaines de millions d’euros », liste Nouvel Air.



















