La juge des référés du tribunal administratif de Toulouse valide la fermeture du zoo des 3 Vallées dans le Tarn. L’exploitant doit désormais placer ses 250 animaux sous deux mois, sous peine d’une intervention directe de l’État.
Nouveau revers judiciaire pour le zoo des 3 Vallées à Montredon-Labessonnié (Tarn). Ce lundi 9 mars 2026, la juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté les demandes de l’exploitant qui souhaitait suspendre la fermeture de son établissement.
Le parc animalier, ouvert en 2013, est fermé au public depuis cinq ans et va donc le rester. Mais 250 animaux domestiques et sauvages sont toujours présents sur le site. Dans deux autres décisions, le tribunal confirme l’obligation pour le propriétaire de les placer dans d’autres structures d’accueil.
Des risques pour la sécurité publique
Plusieurs incidents ont été relevés par les autorités. Des évasions d’animaux captifs et des intrusions dans le parc de 58 hectares ont poussé le préfet du Tarn à prendre, le 9 septembre 2025, des arrêtés imposant à l’exploitant de transférer les animaux vers d’autres structures.
Concernant l’ordre de transférer les bêtes : « La juge des référés a estimé, compte tenu des conditions de fonctionnement de l’établissement, sans vétérinaire et avec peu d’employés, et des risques d’évasion identifiés, que l’intérêt public justifie le maintien de ces décisions », explique le tribunal administratif de Toulouse dans un communiqué.
Concernant la décision de fermeture du zoo des 3 Vallées : elle a estimé que les arguments présentés « n’étaient pas de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. »
Deux mois pour évacuer les animaux
L’exploitant dispose désormais d’un délai maximal de deux mois pour organiser le départ de l’ensemble de ses pensionnaires. Si ce délai n’est pas respecté, l’État a manifesté sa volonté de procéder d’office au placement des bêtes.
Cette mesure vise à assurer le soin et l’alimentation des bêtes « dans l’intérêt des animaux et de la sécurité publique », précise la justice administrative.
Bien que cette décision soit immédiate, elle reste provisoire, car elle est prononcée par une juge des référés, qui prend en compte le caractère urgent. Le tribunal administratif devra se prononcer sur le fond du dossier et juger la légalité définitive des arrêtés préfectoraux dans les prochains mois.


















