Oscar Marchand, 19 ans, frère cadet du champion olympique de natation, a été frappé dans un établissement du quartier Victor-Hugo, à Toulouse. Souffrant d’une fracture de la mâchoire, le jeune homme s’est vu prescrire 21 jours d’incapacité totale de travail. Ce mardi 3 novembre, un artisan de 40 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse.
Un tatouage dévore presque entièrement son bras gauche, sculpté par les muscles. Carrure imposante, cheveux courts coiffés à l’espagnole, Kévin se tient debout devant le tribunal correctionnel de Toulouse, ce mardi. À 40 ans, cet artisan comparaît libre pour des violences commises après quelques verres d’alcool. Face aux magistrats, il ne cherche guère à se dérober. « Je reconnais tout. J’essayerai de réparer ce que j’ai fait », promet-il. Ce week-end, Oscar, 19 ans, a ressenti toute la puissance du prévenu. Un seul coup a suffi.
Assis sur le banc des parties civiles, le jeune homme, vêtu d’un sweat à capuche noir, les cheveux légèrement ondulés et un fin bouc au menton, ressemble à son grand frère, Léon Marchand, champion olympique de natation aux Jeux de Paris. Dimanche, il a reçu un violent coup de poing qui lui a fracturé la mâchoire.
Au Rosa Negra, un établissement du quartier Victor-Hugo, Oscar Marchand profite d’un moment avec plusieurs amis. L’ambiance se détériore lorsqu’une bouteille d’alcool disparaît. Un membre du groupe, possiblement Oscar Marchand lui-même, s’en serait emparé sans la payer. Le responsable de l’établissement intervient. Les échanges s’enveniment. Certains jeunes se montrent particulièrement insolents. L’un d’eux aurait même exhibé son sexe.
Fracture de la mâchoire
Un cuisinier tente de s’interposer pour séparer les protagonistes. Au milieu de cette agitation, Kévin, qui affirme vouloir simplement profiter de son après-midi, finit par perdre patience. Un puissant coup de poing s’échoue sur le visage d’Oscar Marchand. Sa mâchoire est fracturée. Les médecins lui prescrivent 21 jours d’incapacité totale de travail.
Mais une question demeure au cœur des débats : qui, précisément, a porté ce coup ? Me Souad Derghal, qui intervient pour la défense, insiste sur la confusion de la scène. Trois ou quatre personnes auraient participé à la rixe et les témoignages ne permettraient pas, selon elle, d’attribuer avec certitude le coup à son client. « Personne ne s’en rappelle, personne ne le reconnaît », fait-elle valoir en substance.
Le ministère public requiert 11 mois de prison assortis d’un sursis probatoire. Après délibération, le tribunal condamne finalement Kévin à dix mois d’emprisonnement avec sursis. Les magistrats accordent à Oscar Marchand une provision de 6 000 euros au titre de son préjudice. L’examen définitif de ses demandes d’indemnisation est renvoyé à septembre 2027.
Avant de laisser partir le condamné, le président du tribunal lui adresse une dernière remarque, sèche : « La prochaine fois, fléchissez, allez. » Le frère du nageur rejoint ses parents présents dans la salle.


















