Singulier, enseigne de vêtements de seconde main, a ouvert cet été rue Bouquières à Toulouse. L’occasion de chiner de belles pièces créatives présentées dans cette boutique où tout semble fait pour vous. Implantée dans cette rue historique du quartier des Carmes, cette boutique perpétue l’histoire de cette artère dédiée durant des décennies aux drapiers.
Singulier porte bien son nom. Cette boutique, créée il y a quelques mois rue Bouquières à Toulouse, est spécialisée dans le dépôt-vente plutôt haut de gamme. Plusieurs pièces et des accessoires peuvent faire craquer la carte bancaire sans se ruiner, tout est personnalisé. Le magasin a été ouvert par Naïm, brocanteur à la base, et Gabrielle Abadou, folle de mode. On découvre un showroom coloré, qui remonte dans le passé, avec des pièces des années « boomers ».
« On niche beaucoup en ‘local’ si on peut dire, explique Naïm, notamment chez des particuliers et des vide-greniers avec des achats directs en boutique. Nous avons un bel espace dédié aux accessoires, sacs, bijoux, ceintures, etc. Ces pièces complètent un vêtement. Elles ne sont pas à négliger. » Sur les portants, des pièces « singulières » telles ce blazer moiré en soie signé Vivienne Westwood, « l’enfant terrible de la mode », cette veste courte noire signée Moschino, à l’extravagance chic, ou encore cette veste cintrée avec effet d’optique de Thierry Mugler. En sous-sol, un peu imposant, ce trench Hermès, pièce d’exception pour les jours plus gris. « On aime présenter des vêtements avec une histoire que l’on prolonge », estime Gabrielle Abadou, folle de mode.
Objets design
Singulier est aussi un lieu d’ambiance émaillé d’objets design, hétéroclites, posés ici et là, baignés de la créativité folle de ces années. À l’exemple d’une œuvre de Michel Froment, artiste plasticien, étonnamment appelée « Lampe Oeuf » et qui effectivement est un œuf au plat lumineux… « On a voulu faire autre chose que de la brocante, la première activité de Naïm, rappelle Gabrielle. Alors on s’est lancé dans le vêtement féminin puis le masculin ».
La rue des drapiers et du commerce
Dans cette rue Bouquières, on découvre aussi la boutique de rachat de seconde main Encore toi, ouverte depuis deux semaines. Dans un bel espace rehaussé de voûtes en briques, on aperçoit des pièces contemporaines où la fast fashion est bannie au profit des belles matières et de marques réputées comme Gérard Darel : « On vend un peu de tout pour hommes et femmes, assurent Estelle, Guillaume et Mathis, les responsables. À des prix très abordables. On pense faire l’enfant un peu plus tard ».
Au début de la rue, Mr Blue fait, depuis dix ans, connaître le savoir-faire du jean japonais via la marque Ewin. Enfin, impossible de parler de la rue Bouquières, sans citer la boutique Rendez-vous, installée depuis une décennie, l’une des pionnières pour les vêtements tendance et chics. Tout comme la Maison de Bouquières créée en 1967. Spécialisée au départ dans les tissus d’ameublement haut de gamme, cette enseigne du « must » français est associée depuis trois ans à la Maison de Peinture (Little Greene). Une identité qui rappelle celle de cette rue : au Moyen Âge, elle abritait enseignes et ateliers d’artisans, notamment de drapiers. Donnant ainsi le nom « Bouquières » aux échoppes qui vendaient un peu de tout.














