Lors du conseil d’agglomération du 26 février 2026 à Agen, les élus ont fixé la redevance que devra verser SNCF Réseau pour installer une base de travaux liée à la construction de la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.
BalkansCat / DepositphotosLe projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse franchit une nouvelle étape à Agen. Lors du conseil d’agglomération du 26 février, les élus ont voté la redevance que devra verser SNCF Réseau pour occuper un terrain destiné à accueillir une base de travaux du futur chantier ferroviaire. La convention adoptée prévoit deux niveaux de redevance. SNCF Réseau versera 100 000 euros par an pendant la phase préparatoire, consacrée aux études techniques et aux fouilles archéologiques. Le montant sera ensuite réévalué une fois le chantier pleinement engagé. « Dès que les travaux auront commencé, la SNCF nous versera un loyer à hauteur de 200 000 euros par an », a précisé le président de l’agglomération, Jean Dionis du Séjour, lors de la séance.
Une base de travaux prévue sur la technopole Agen Garonne
Le site retenu se situe sur la Technopole Agen Garonne, sur la commune de Sainte-Colombe-en-Brulhois, à l’Est de la départementale 296. Environ 60 hectares doivent être mobilisés pour accueillir les installations techniques nécessaires à la construction de la ligne. L’agglomération possède désormais les terrains concernés. « L’agglomération est maintenant propriétaire foncier de ces terrains et elle les met à disposition de SNCF Réseau qui sera maître d’ouvrage », a expliqué Jean Dionis du Séjour devant les élus.
Le chantier LGV Bordeaux-Toulouse prévu entre 2028 et 2032
Le projet doit se dérouler en plusieurs étapes. Les premières opérations concerneront les études et les fouilles archéologiques avant l’ouverture du chantier. « La phase de travaux est prévue de 2028 à 2032 », a rappelé le président de l’agglomération. Selon lui, l’ampleur du projet nécessitera la mobilisation de nombreux professionnels. « C’est un projet avec plusieurs milliers de personnes qui vont y travailler », a-t-il indiqué.
Une opportunité économique pour l’agglomération
Pour la collectivité, la redevance versée par SNCF Réseau constitue une recette financière, même si l’opération s’inscrit dans un investissement plus large. « Ce seront des recettes pour l’agglomération, mais nous avons engagé des dépenses pour l’acquisition du foncier correspondant », a rappelé Jean Dionis du Séjour.
Au-delà de la période du chantier, les élus envisagent également l’avenir de ces terrains. Une fois la LGV mise en service, la zone pourrait être réutilisée pour développer l’activité économique locale. « Quand la ligne sera en service, nous récupérerons ces 60 hectares et nous les viabiliserons comme des terrains économiques que nous vendrons aux entreprises », a expliqué le président de l’agglomération. La fixation de cette redevance marque ainsi une nouvelle étape administrative dans la préparation du chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse sur le territoire agenais.






















