Jusque là, les ouvriers de l’autoroute A69 entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn) ne pouvaient travailler que de 7h du matin à 20h le soir. Jusqu’à la fin du chantier prévue en octobre 2026, leurs horaires en semaine sont élargis.
Le chantier de l’autoroute A69 accélère avec cet arrêté du préfet du Tarn concernant une dérogation accordée à Atosca en matière d’horaires sur la portion Castres-Verfeil.
Habituellement, les chantiers sont limités à une plage horaire comprise entre 7h et 20h. Mais à la demande du concessionnaire Atosca, certaines interventions pourront désormais débuter plus tôt le matin et se poursuivre plus tard le soir. L’arrêté prévoit ainsi que des travaux pourront être menés de 5h à 23h, du lundi au vendredi.
17 communes du Tarn concernées
Les travaux de nuit entre 23h et 5h du matin ne sont pas pour autant interdits, ils pourront être accordés exceptionnellement si les services de l’Etat et les mairies concernées sont prévenus au moins une semaine en avance. La préfecture explique que cette dérogation vise surtout des travaux de finition, notamment la réalisation des chaussées et l’installation d’équipements de sécurité.
Pour limiter les nuisances, le concessionnaire s’est engagé à utiliser du matériel homologué et entretenu afin de réduire les émissions sonores. Atosca est sommé aussi de ne pas réaliser de travaux bruyants plus de deux jours consécutif, à proximité de la crèche et l’école de Saïx (Tarn). Un « médiateur bruit » sera également désigné pour recueillir les réclamations des habitants.
L’arrêté précise enfin qu’aucune dérogation ne sera autorisée les dimanches et jours fériés. Sont concernées par cet arrêté les communes d’Algans-Lastens, Appelle, Bannières, Cambon-lès-Lavaur, Cambounet-sur-le-Sor, Castres, Cuq-Toulza, Lacroisille, Maurens-Scopont, Montcabrier, Puylaurens, Saint-Germain-des Prés, Saïx, Soual, Teulat, Villeneuve-lès-Lavaur et Viviers-les-Montagnes.
En octobre dernier, des riverains de l’A69 suspectaient depuis des mois des travaux nocturnes sont menés sans dérogation et donc en toute illégalité. Une dizaine d’entre eux au moins avait porté plainte. Et la préfecture de la Haute-Garonne avait confirmé l’information, rappelant la réglementation en vigueur. À l’époque, la préfecture du Tarn n’avait pas répondu à ICI Occitanie sur cette problématique.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555




















