Sécurité, logement, services publics, transports… chacun des dix candidats aux municipales à Toulouse affiche une priorité claire s’il accède au Capitole. Nous leur avons demandé quelle serait la première mesure mise en œuvre en début de mandat.
S’attaquer aux points de deal, rendre la cantine gratuite, recruter des policiers municipaux ou réquisitionner des logements vacants… À quatre jours du scrutin, les candidats aux municipales à Toulouse ont déjà en tête la première mesure qu’ils prendraient s’ils accédaient au Capitole.
Le maire sortant Jean-Luc Moudenc, candidat de la droite et du centre, met en avant la sécurité. « Je lancerais la création d’une brigade dédiée aux points de deal au sein de la police municipale », explique-t-il. L’objectif est de cibler les lieux de trafic identifiés et d’y multiplier les interventions afin de perturber durablement l’activité des trafiquants.
Son principal adversaire à gauche, François Briançon, entend pour sa part se tourner rapidement vers l’État. « J’irais voir le Premier ministre pour l’alerter sur les conditions de la rentrée scolaire à Toulouse », explique le candidat de l’union de la gauche et des écologistes. Il évoque également la lutte contre le narcotrafic ainsi que le financement de la LGV et du projet de RER.
À gauche toujours, François Piquemal, candidat de La France insoumise, met l’accent sur les questions sociales. « La cantine gratuite pour les pitchounes dès la rentrée », avance-t-il, avec également la création de centres de santé municipaux. « Il y a de plus en plus de gens qui n’ont pas accès à un médecin traitant. »
La question de l’ordre public est également au cœur du programme de Julien Leonardelli, candidat du Rassemblement national. « Ma priorité, c’est la sécurité », explique-t-il, proposant de recruter 200 agents supplémentaires afin d’assurer « une présence réelle 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ».
Finances et fonctionnement des institutions
Du côté de Reconquête !, Arthur Cottrel souhaite commencer par un examen des finances municipales. « Je m’attaquerai à une analyse minutieuse des dépenses de la mairie afin de supprimer les dépenses inutiles », explique-t-il.
À l’extrême gauche, Vanessa Pedinotti, tête de liste de Révolution permanente, veut modifier le fonctionnement des institutions. Elle propose notamment que les élus soient rémunérés au niveau d’un professeur ou d’un infirmier et puissent être révoqués s’ils ne respectent pas leurs engagements, tout en défendant « des investissements massifs dans les services publics ».
Même logique pour Julian Menendez, candidat du Parti ouvrier indépendant démocratique. « Notre orientation est claire : refuser d’être les relais locaux de la politique de Macron », affirme-t-il, en mettant en avant la défense des services publics.
Logement, mobilisations sociales et circulation
La question du logement est au cœur des priorités de Guillaume Scali, candidat du NPA Révolutionnaires. « Nous mettons en avant la réquisition des logements vides », explique-t-il, évoquant près de 45 000 logements vacants à Toulouse.
La candidate de Lutte ouvrière, Malena Adrada, insiste de son côté sur le rôle que pourraient jouer ses élus. « S’il y avait des élus Lutte ouvrière au conseil municipal, ils seraient les porte-voix de toutes les luttes des travailleurs », affirme-t-elle.
Enfin, Lambert Meilhac, candidat de la liste « Nouvel Air », propose de revoir l’organisation de la circulation. Il souhaite transformer progressivement plusieurs grandes pénétrantes de la ville — comme l’avenue Jean-Rieux ou l’avenue de l’URSS — en axes à sens unique afin d’améliorer la fluidité du trafic et l’efficacité des transports en commun.




















