Les papys braqueurs n’ont qu’à bien se tenir : les cyclistes ont pris le relais. Ou plutôt, ils ont essayé. Deux jeunes de 17 ans, connus à Toulouse comme des espoirs du cyclisme, ont tenté de braquer une bijouterie en plein jour, au cœur du centre-ville, ce mardi 10 mars 2026. Mal préparés, ils ont été stoppés net dans leur tentative par le gérant de l’établissement, dont la bravoure restera dans les mémoires.
Des déguisements folkloriques
Perruques folkloriques, fausses moustaches, masques chirurgicaux, lunettes : le sac des deux jeunes est bien rempli lorsqu’ils débarquent rue Boulbonne, juste derrière la place Saint-Georges.
Ils sont également armés d’un pistolet (factice) et d’un taser (dysfonctionnel). Les deux jeunes s’affairent alors à se grimer en pleine rue, laissant tout de même les fausses moustaches de côté en réalisant que le masque chirurgical suffit à les dissimuler…
Ensuite, direction la rue Cantegril, où se trouve la bijouterie visée : Rieunier Montres.
Le gérant verrouille les portes
Il est midi, « ils sont au vu et au su de tout le monde », résume une source proche du dossier, mais peu leur importe. Les deux mineurs entrent dans le magasin, vêtus de leurs accoutrements, et sortent le faux pistolet.
Ils réclament au gérant d’ouvrir les vitrines ; l’homme s’exécute et les jeunes braqueurs récupèrent plusieurs montres. Un butin qui s’élève tout de même à 60 000 euros. Sauf que le gérant vient discrètement de faire basculer la situation : dans leur dos, il a verrouillé les portes en utilisant une télécommande dédiée.
La télécommande est devenue le graal
S’ensuit alors une rixe entre le gérant, un stagiaire venu prêter main-forte, et les deux braqueurs en herbe. Ils veulent récupérer la télécommande à tout prix ! Mais là encore, c’est un échec. « Heureusement que le taser ne fonctionnait pas », souffle notre source.
La police, prévenue par un passant, débarque ensuite en quelques minutes.
Le profil des braqueurs
Les deux malfrats sont interpellés sur-le-champ par la BAC et transférés au poste pour y être placés en garde à vue. « Ce n’étaient clairement pas des professionnels », souffle notre source, faisant référence à leur mode opératoire, à leurs déguisements… et au sac à dos laissé sur la fenêtre en face de la bijouterie.
En effet, les deux jeunes âgés de 17 ans n’ont « rien de grands délinquants » : ce sont des espoirs du cyclisme, « qui ont un très bon niveau et ne sont, par ailleurs, pas issus d’un milieu défavorisé ».
Le motif est flou
Poursuivis pour « vol à main armée avec violence », leurs auditions étaient toujours en cours ce mercredi 11 mars en fin de matinée. Reste aux enquêteurs à saisir le motif de ce braquage aussi fou que mal préparé. « C’est incompréhensible, surtout qu’ils risquent très gros », souffle notre source.
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