Chanteur toulousain d’origine portugaise, Guilherme est de retour sur nos écrans vendredi soir sur The Voice. Après avoir brillamment franchi l’étape des Battles, il s’apprête à dévoiler une facette plus intime de son univers lors des Performances. Entre amitiés fortes, arrivée à Paris et vulnérabilité assumée, le talent se confie avant la diffusion.
La Dépêche. Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis le début de The Voice ?
Guilherme. J’ai déménagé à Paris récemment. J’ai quitté Toulouse, car j’avais besoin d’être ici pour les prochaines étapes de ma vie. C’est en grande partie grâce à l’émission que j’ai pu franchir ce cap, il fallait que je sois présent physiquement pour les opportunités qui se présentent. Je multiplie les scènes ouvertes et les propositions de concerts. Le prochain est le 4 juin. Je suis sur un petit nuage. Mais je n’oublie pas mes racines, je reviendrai souvent voir mes parents à Toulouse, j’en ai besoin pour garder mon équilibre.

Ce qui a aussi changé, ce sont mes réseaux sociaux. C’est vraiment choquant ! Je suis passé de 2 000 à 9 500 abonnés sur Instagram et de 5 000 à 19 000 sur TikTok. Je suis extrêmement content, parce que je sens que les gens ont accroché à ma personnalité, à qui je suis vraiment. Ils m’ont trouvé entier et sincère. C’est mon rêve : avoir une audience qui m’écoute pour ma musique.
Avez-vous pu arrêter les petits boulots pour vous consacrer à 100 % à la musique ?
Pas vraiment. On est un peu dans la galère [rires]. J’ai arrêté mes jobs à Toulouse, mais je vais devoir en retrouver rapidement à Paris. Je bombarde sur les réseaux sociaux, je fais du montage, des collaborations… mais pour l’heure, l’émission ne rapporte pas d’argent. On ne devient pas riche parce qu’on fait The Voice. Pour l’instant, je vis sur mes économies, je suis toujours le même débrouillard qu’avant. Dès que l’émission se termine, je chercherai un temps partiel pour payer le loyer, tout en assurant mes concerts prévus.
Comment avez-vous vécu l’étape des Qualifications et des Battles, où vous vous êtes retrouvé face à vos propres coéquipiers ?
J’ai vraiment eu de la chance de réussir, car une grande partie du casting a été éliminée à ce moment-là. Pour ma Battle, j’étais face à Camille, un garçon que je connaissais un peu par une amie commune. Le hasard a fait qu’on s’est retrouvés dans la même équipe, puis dans le même groupe. Il m’a vraiment détendu. C’est devenu un frère, un vrai repère pour moi. On prévoit même de faire des concerts ensemble, car c’est un musicien génial. Malgré le stress de l’élimination, on s’est soutenus tout du long.
Demain soir, on vous retrouve pour l’épreuve des Performances. Vous avez dit sur les réseaux sociaux que c’était votre prestation préférée, pourquoi ?
Jusqu’ici, j’ai montré beaucoup de folie et d’extravagance. C’est une facette que je maîtrise et qui me donne confiance. Mais là, pour cette « carte blanche », j’ai voulu montrer ma vulnérabilité, ma sensibilité. J’ai choisi de me mettre à nu. J’ai imaginé un tableau tout blanc avec de la fumée, un fil rouge symbolique et j’ai porté un collier avec un cœur, un emblème du Portugal. J’ai beaucoup pleuré, c’était un moment suspendu.
Vous évoluez dans l’équipe de Tayc, un tout nouveau coach. Comment se passe votre collaboration ?
On est connectés, car on a les mêmes inspirations. C’est l’artiste français le plus américain dans sa façon de concevoir le show et la scénographie. Quand je lui ai dit que je voulais partir sur quelque chose de plus vulnérable pour les Performances, il m’a tout de suite soutenu en me disant : « C’est exactement là que je veux te voir ». À la répétition, il m’a dit qu’il n’avait rien à redire. J’ai vraiment choisi le bon coach, celui qui comprend mon introspection artistique.
Certains candidats ont critiqué le montage des étapes précédentes sur les réseaux. Quel est votre regard là-dessus ?
Je comprends leur frustration. Ce que les gens voient en quelques minutes à la télévision, nous l’avons vécu sur deux semaines de façon très intense. Le découpage est parfois brutal et ne reflète pas toujours la réalité. C’est pour ça que je conseille aux gens d’aller écouter les artistes de cette saison sur leurs propres plateformes, car le niveau est incroyable.














