Depuis quarante-huit heures, le cobra à lunettes signalé sur la commune de Castelginest, au nord de Toulouse, demeure désespérément introuvable malgré le déploiement de moyens technologiques et humains d’envergure. Les autorités préfectorales et les unités spécialisées de la gendarmerie intensifient leurs recherches ce jeudi matin, exhortant la population à la plus grande vigilance face à un danger aussi invisible qu’imprévisible. Parcs, jardins et autres lieux publics restent fermés sur la commune. Les manifestations sportives ont été annulées.
Le mystère reste entier à Castelginest. En ce jeudi matin, les autorités confirment que le cobra à lunettes, aperçu pour la première fois lundi à Grande-Rivière, sur la route de Fonbeauzard, reste à ce jour introuvable.

Malgré la pose de nombreux pièges et les patrouilles incessantes des unités spécialisées, le spécimen hautement venimeux n’a toujours pas été localisé. Il pourrait se cacher dans les herbes hautes du secteur.
Un village barricadé
Face à cette menace persistante, la préfecture et la municipalité ont décidé de prolonger le dispositif de sécurité. Le quotidien des habitants reste profondément bouleversé ce jeudi. Les parcs, jardins et établissements publics de Castelginest demeurent strictement interdits au public et les manifestations sportives ont été annulées, afin d’assurer la sécurité sur la commune.
L’accès aux zones de friches et aux sentiers de randonnée à proximité du lieu de disparition est totalement bouclé par la gendarmerie.Les sapeurs-pompiers spécialisés et la gendarmerie de la Haute-Garonne restent mobilisés afin de localiser l’animal et son propriétaire. Les recherches se poursuivent avec des moyens supplémentaires dès ce jeudi matin. Des pièges ont été posés afin de récupérer cet animal, d’autres doivent l’être dans la journée.

Côté médical, les services de secours et les centres antipoison de la région ont été placés en préalerte, prêts à intervenir avec les sérums appropriés en cas de morsure.
L’appel à la vigilance du préfet
Le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a réitéré son appel à la plus grande prudence. L’autorité préfectorale insiste sur le fait que la curiosité est le principal danger actuel : « Nous demandons aux résidents et aux curieux de ne pas s’approcher du secteur de recherche. Toute présence humaine imprévue risque non seulement de mettre des vies en danger, mais aussi de faire fuir l’animal hors de la zone de piégeage. »
Les consignes de sécurité sont claires : il faut éviter impérativement les zones de végétation dense. En cas de rencontre avec le cobra à lunettes, ne tentez aucune approche. Il peut se dresser et projeter son venin ou mordre s’il se sent acculé. Il faut contacter immédiatement les secours (18 ou 112) en gardant une distance de sécurité visuelle si possible.
L’enquête de gendarmerie se poursuit parallèlement pour déterminer comment ce cobra, espèce protégée et soumise à une réglementation stricte, a pu se retrouver en liberté dans la nature haut-garonnaise.
















