En marge de la nocturne du marché Victor-Hugo, rue du Rempart-Matabiau à Toulouse, les passants s’indignent devant les camions de la fourrière. Sous leurs yeux, la police municipale embarque un véhicule pourtant muni d’une carte d’handicapé. Une opération pourtant parfaitement légale. On vous explique.
Les conducteurs munis de la carte mobilité inclusion (CMI) pour cause de perte d’autonomie ne sont pas exempts de la réglementation du Code de la route et de la signalisation. Plusieurs passants en ont été témoins mercredi, rue du Rempart-Matabiau, lors de l’enlèvement par la police municipale de deux véhicules, dont un arborait la CMI sur son pare-brise. En cause : un stationnement gênant, proscrit par un arrêté temporaire signalé depuis le 1er juin.
Les usagers étaient donc informés de cette interdiction : « Dans le cadre de la nocturne du marché Victor-Hugo, un arrêté municipal était bien en vigueur à l’endroit et à la date concernés, précise la mairie de Toulouse. Deux véhicules, dont un avec la carte CMI stationnement, ont été placés en fourrière pour non-respect de cet arrêté. » La Ville rappelle : « Il est à noter que la carte CMI stationnement permet uniquement la gratuité du stationnement sur les emplacements payants ainsi qu’un accès aux places réservées aux personnes en situation de handicap. Elle n’exonère pas le détenteur de respecter les réglementations et les signalisations temporaires dûment signalées. Les personnes en situation de handicap conductrices de véhicule sont soumises aux mêmes règles du Code de la route que n’importe quel usager. »
« Les places des personnes handicapées souvent occupées »
Une situation légale qui a pourtant fait réagir plusieurs passants assistant à la scène : « Tout de même, enlever une voiture d’une personne handicapée, même si c’est légal, c’est un peu exagéré et surtout pas très solidaire et respectueux », remarque une commerçante. Un autre passant, plus mesuré, rappelle pour sa part : « Effectivement, les personnes handicapées doivent respecter la réglementation, mais les personnes valides ne doivent-elles pas, elles aussi, respecter les règles et éviter de stationner en toute impunité sur les places réservées à ce public ? » D’autres pointent également du doigt le problème récurrent des automobilistes non autorisés qui utilisent de faux macarons pour occuper ces emplacements réservés.








