Une étude scientifique internationale, publiée dans la revue « Nature », révèle que les taux d’obésité dans les pays développés se stabilisent, mais qu’ils continuent de progresser dans les pays en développement. Le professeur et cardiologue toulousain Jean Ferrières a participé à ces recherches.
Une étude, réalisée en partie par un Toulousain, observe des résultats contrastés sur l’obésité dans le monde. Jean Ferrières, cardiologue à l’hôpital Rangueil, professeur à l’université de Toulouse et chercheur au Centre d’épidémiologie et de recherche en santé des populations, a activement pris part à ces travaux d’envergure internationale, publiés dans la revue scientifique « Nature ».

« L’obésité constitue aujourd’hui l’un des principaux défis de santé publique dans le monde », rappelle le CHU de Toulouse. C’est un facteur de risque majeur pour de nombreuses maladies chroniques, comme les pathologies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers.
Afin de mener à bien cette enquête, les chercheurs ont analysé 4 050 études populationnelles avec des données recueillies chez 232 millions de participants dans 197 pays, entre 1980 et 2024.
11 % d’obésité chez les adultes français
Les résultats se révèlent très contrastés : dans la majorité des pays développés, notamment en Europe occidentale, la progression tend à ralentir, voire à se stabiliser. La France se distingue parmi les pays les moins touchés : les données montrent des taux de 5 % chez les enfants et de 11 % chez les adultes.
Mais à l’inverse, l’obésité continue d’augmenter, et de plus en plus rapidement, dans de nombreux pays en développement d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et du Pacifique.
« La situation favorable observée en France pourrait s’expliquer, au moins en partie, par certaines habitudes de vie encore bien ancrées dans notre pays : des repas structurés, une alimentation diversifiée, une moindre place accordée au grignotage et la pratique régulière d’une activité physique », précise le Pr Jean Ferrières.
« Cette situation encourageante ne doit toutefois pas conduire à relâcher les efforts de prévention. L’obésité demeure un enjeu majeur de santé publique et les inégalités sociales face à cette maladie restent une réalité importante dans notre pays », ajoute-t-il.












