Fraîchement couronnée Miss Haute-Garonne 2026, Eva Chevalier concilie ses études dans l’aéronautique à Toulouse et son ambition de devenir Miss France. Avec un bac scientifique et une double licence d’économie-gestion en poche, la jeune femme est aujourd’hui en alternance chez Airbus. Du haut de son mètre soixante-quatorze, elle est déterminée à représenter les femmes dans l’industrie. Nous l’avons rencontrée au musée Aeroscopia de Blagnac.
Sur quoi porte ce master que vous avez entrepris il y a trois ans avec la Kedge Business School de Marseille, cette grande école de commerce et de management ?
Newsletter Aéronautique
Votre RDV hebdomadaire pour découvrir des informations exclusives sur le secteur de l’aéronautique : interviews, analyses approfondies, enquêtes…
C’est en réalité un double master. Le premier est un master Ingénierie d’affaires, option chefferie de projet, et le deuxième un master en développement du commerce international. Comme je fais ce cursus de trois ans en alternance, j’ai commencé par deux années chez Safran Seats à Issoudun, dans l’Indre, et là, je suis en train de terminer mon année chez Airbus Atlantic à Colomiers, près de Toulouse.
Quelles sont précisément vos missions aujourd’hui au sein d’Airbus Atlantic ?
Aujourd’hui, j’évolue au service des achats, notamment sur la partie aérostructure et plus précisément sur les matières premières métalliques comme l’acier, le titane, l’aluminium et divers alliages. J’y occupe un poste de gestionnaire de comptes clés au sein des achats. Je suis en charge, avec mon tuteur, de la gestion des intermédiaires qui se chargent pour nous de traiter auprès des fournisseurs de matières premières. Ils négocient, font livrer la matière, la découpent en fonction de nos besoins, appliquent des traitements si nécessaire et livrent le tout directement dans nos entrepôts.
Et après ce master, l’objectif, c’est de continuer dans cette voie ?
La suite, ça peut être effectivement de continuer au service des achats en tant que gestionnaire de comptes clés, mais ça peut aussi être de faire un métier avec des fonctions plus commerciales ou managériales. Maintenant, ce qui est sûr, c’est que je resterai dans l’aéronautique, c’est un secteur qui me plaît. Ce sera peut-être à Toulouse, capitale européenne de l’aéronautique, chez Airbus, mais peut-être ailleurs… J’ai déjà plusieurs opportunités d’embauche, donc il va falloir que je me décide.
Pourquoi avoir choisi spécifiquement le secteur de l’aéronautique ?
J’ai choisi l’aéronautique pour plusieurs raisons. La première, c’est que je viens d’un milieu industriel, c’est donc un univers que je connaissais déjà. La deuxième chose, c’est que j’ai eu la chance de voyager depuis toute petite, et j’ai toujours côtoyé les avions, et je trouve cela absolument fascinant. Pour moi, l’aéronautique ne se résume pas aux voyages. Cela permet de faire beaucoup de choses, comme de rapprocher les populations, de découvrir de nouvelles cultures, de réaliser aussi des missions humanitaires. Et puis, c’est un secteur particulièrement porteur pour une jeune femme de 26 ans comme moi.
En parallèle de vos études, vous avez tenté l’aventure des Miss, et venez d’être élue Miss Haute-Garonne… Pourquoi ?
Je me suis lancée dans l’aventure Miss Haute-Garonne tout récemment, puisque je me suis décidée en décembre dernier. J’avais déjà été approchée dans d’autres régions où l’on m’avait dit que j’avais un potentiel Miss assez élevé. Arrivant en fin de parcours universitaire et en fin de master, je me suis donc dit que c’était le moment ou jamais de tenter l’expérience. Et puis, j’ai à cœur de pouvoir porter la voix de toutes ces femmes qui travaillent dans l’industrie. Ce sont des catégories socioprofessionnelles que l’on retrouve encore trop peu au niveau du concours Miss France, et j’avais envie de nous représenter.
Quelles sont les prochaines étapes pour accéder au titre de Miss France ?
La prochaine étape sera l’élection de Miss Midi-Pyrénées, l’élection régionale. Elle se déroulera le 5 septembre prochain au château de la Garrigue à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). Nous serons douze candidates. Le public en choisira six, puis le jury élira Miss Midi-Pyrénées 2026. Le concours de Miss France 2027 se tiendra, lui, en décembre prochain. Pour moi, cette aventure des Miss est définitivement un « one shot », parce que j’ai une vie professionnelle et étudiante déjà bien remplie, et participer à ce concours prend du temps et demande de la rigueur. Aujourd’hui, c’est l’unique moment où je peux le faire correctement et avec cœur.
Si vous êtes élue Miss France en fin d’année, vous mettrez donc votre carrière dans l’aéronautique entre parenthèses…
Si je deviens Miss France, l’aventure aéronautique devra effectivement être mise en pause pendant un an, mais elle reprendra son cours normal dès qu’elle sera terminée.







