Pas assez tueurs dans la zone de marque, trop tendres en défense sur les quelques escarmouches du Racing, les Toulousains s’inclinent lors du dernier match du championnat avant la demi-finale (31-20). Les hommes d’Ugo Mola ont deux semaines pour travailler ces lacunes.
Ce n’est pas la manière rêvée d’en finir avec la saison régulière. Malgré une domination sans partage, les Toulousains n’ont pas réussi à faire exploser le verrou du Racing, qui a su contenir la majorité des assauts toulousains et parvient à se qualifier in extremis pour les barrages du Top 14 (31-20). Une partie frustrante pour les « rouge et noir » qui n’ont pas su concrétiser suffisamment alors même qu’ils ont passé la partie dans les 22 m des Franciliens.
Certes, l’équipe qui a commencé dans la salle de spectacle du Racing n’aura sans doute pas grand-chose à voir avec celle qui foulera la pelouse du Vélodrome dans deux semaines en demi-finale. Le staff avait en effet choisi de laisser une bonne partie de ses cadres au repos (Dupont, Graou, Flament, Meafou, Chocobares, Barassi) ou sur le banc (Willis, Cros, Mauvaka, Ramos). Cependant, les titulaires du soir n’étaient pas des seconds couteaux et ils ont montré qu’ils avaient des arguments à faire valoir. Mais aussi que le Stade Toulousain n’est peut-être pas aussi flamboyant que les années précédentes.
À commencer par la défense et le nombre de points trop important encaissés par les « rouge et noir » depuis plusieurs semaines (+ de 25 pions encaissés lors des sept derniers matchs). Et cela a de nouveau été le cas hier.
À l’inverse du Racing, modèle de courage et de solidarité. Et les « rouge et noir » s’y sont cassé les dents à de nombreuses reprises. Monopolisant le ballon pendant la majeure partie du match, les coéquipiers d’un Kinghorn pas inspiré face aux perches (4 échecs en autant de tentatives) ont galéré à passer la ligne d’en-but en 1re mi-temps. Si Paul Costes a échoué à un mètre (37) et Julien Marchand a échappé le ballon (25), Teddy Thomas pensait, lui, récompenser les efforts des siens. Il n’en a rien été, car son essai a finalement été refusé pour un en-avant survenu quelques instants plus tôt (35).
Et l’histoire n’était pas vraiment différente au retour des vestiaires. Les Toulousains ont de nouveau passé leur vie dans les 22 m du Racing sans pour autant se payer comme ils le méritaient. Il a fallu attendre l’entrée des joueurs frais et le carton orange reçu par Sanconnie pour jeu déloyal (47) pour qu’enfin les « rouge et noir » arrivent à aplatir. Par Guillaume Cramont sur ballon porté d’abord (53), puis Cyril Baille en force (63) pour que les Stadistes reprennent les devants. Malheureusement, la défense toulousaine, pas vraiment concentrée, a cédé par deux fois sur les actions qui suivaient (54, 66).
Le Racing ne lâchait rien, le Racing voulait sa qualification et le Racing est allé se la chercher. Après une pénalité de Seunes (73), c’est Ashvetia qui est allé marquer l’essai de la gagne (75), malgré un essai de Thomas (69). Les Franciliens se sont montrés cliniques en attaque et appliqués en défense. Dans deux semaines, le Stade ferait bien de s’en inspirer.












