Au lendemain de l’incendie qui a ravagé la médiathèque de Condom (Gers), installée dans un cloître du XVIe siècle, les premières évaluations confirment l’ampleur des dégâts : 4.300 œuvres sont touchées, et une aile entière du bâtiment est détruite. Une souscription nationale doit être lancée
Au lendemain du violent incendie qui a ravagé la médiathèque de Condom (Gers ), installée dans un cloître du XVIe siècle, un premier bilan confirme l’ampleur des dégâts. 4.300 œuvres sont touchées et une aile du bâtiment, d’environ 400 m², est quasiment détruite.
« Un terrible incendie, à priori d’origine accidentel, s’est déclaré vendredi soir, peu après 21 heures, dans le cœur de la ville », indique le maire de Condom, Jean-François Sabathier. Le feu s’est rapidement propagé dans l’aile principale du cloître, côté sous-préfecture, où étaient conservés les fonds anciens et une partie des collections patrimoniales.
90% des collections touchées
Sur place, les dégâts sont considérables : charpentes effondrées, salles noircies, collections brûlées ou détrempées après l’intervention des pompiers. Parmi les collections touchées figurent des fonds anciens, dont certains documents rares et historiques, ainsi qu’un missel, dont l’état reste encore incertain.
« Beaucoup d’ouvrages sont mouillés, beaucoup sont brûlés partiellement. Certains sont probablement perdus », précise le maire, qui estime que 90% des livres ont été endommagés, bien que l’inventaire complet prendra plusieurs semaines.
Mais dès le feu éteint, la mairie a pu compter sur un vaste élan de solidarité. Des dizaines de bénévoles se sont spontanément mobilisés pour sortir les livres, les étaler sur des supports absorbants et limiter leur dégradation. « Il y a eu un très bel élan de solidarité, maintenant nous les laissons, on y retravaillera à partir de lundi, », souligne le maire.
Voûtes fragilisées
Au-delà des collections, la structure même du cloître est fragilisée. Les architectes des bâtiments de France et les équipes techniques ont relevé des zones de faiblesse, notamment au niveau des voûtes et de la façade extérieure. Le risque d’effondrement est à l’étude.
Le sinistre a épargné les autres bâtiments de la cité épiscopale : la cathédrale Saint-Pierre en travaux, la sous-préfecture, l’ancien tribunal et le musée de l’Armagnac n’ont pas été touchés, grâce à l’intervention de cinquante sapeurs-pompiers du Gers et des renforts du Lot-et-Garonne.
Vers une souscription nationale
La Fondation du patrimoine doit, selon le maire, lancer une souscription nationale afin de financer la restauration de l’aile détruite et la sauvegarde des collections.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555













