Cuisine philippine et amitié culinaire se sont invitées au festival Rio Loco. La cheffe internationale Karen Shu a retrouvé le chef toulousain Léopold Gillen pour un porc adobo à quatre mains, servi à mille convives sur la prairie des Filtres, à la Guinguette des Chefs.
À peine débarquée sur le sol toulousain, la voilà déjà qui émince des oignons cébettes dans la folle torpeur de la Guinguette des Chefs, installée sur la prairie de Rio Loco, en bord de Garonne. Pour sa première visite dans la Ville rose, la cheffe internationale Karen Shu va devoir s’aligner sur le rythme endiablé du festival pour régaler les 1 000 convives qui vont défiler tout au long de ce samedi soir.
À l’invitation du chef toulousain Léopold Gillen, du Bistrot August, les deux cordons-bleus vont mitonner à quatre mains un plat typique de la street food philippine : un cochon au adobo.
Avenante et talentueuse
Les cheveux noirs rassemblés en une longue tresse sous une casquette grise à l’effigie d’AND/OR, son restaurant à Anvers, en Belgique, Karen Shu est une cheffe avenante et hyper talentueuse qui s’est fait un nom sur la scène gastronomique mondiale. Elle est notamment passée par les fourneaux du prestigieux chef français Jean-Georges Vongerichten, à New York.
« On s’est connus au Qatar. On est devenus amis autour de la cuisine parce qu’on travaillait tous les deux pour des princesses », explique le chef toulousain. Aussi, quand il a eu l’occasion de cuisiner pour Rio Loco sur le thème des îles, il a souhaité l’amener avec lui.
Meghan Markle, Michelle Obama, Beyoncé
Et peut-être les festivaliers ne se rendent-ils pas compte de la chance qu’ils ont de savourer la cuisine de celle qui a régalé de ses légumes de saison nombre de stars, dont Meghan Markle, Michelle Obama, mais aussi Beyoncé (qu’elle aurait convertie à la cuisine végétale) lorsqu’elle travaillait aux États-Unis.

D’un naturel modeste et discret, aux antipodes du star-système, Karen Shu ne tire aucune gloriole de ces invités de marque. « Je peux juste dire que je l’ai fait, mais rien de plus, car j’ai signé des clauses de confidentialité », commente-t-elle dans un large sourire. Ce qu’aime Karen avant tout : « c’est nourrir les gens. Quand je le fais pour des stars, c’est juste le calibre de ma cuisine qui change. L’envie reste la même », glisse-t-elle dans un élan de générosité.
Ce samedi, Karen Shu était plus que ravie de collaborer avec son ami toulousain : « On ne s’est pas vus depuis cinq ans et c’était l’occasion de passer un moment ensemble ». Avant qu’elle ne regagne sa Belgique d’adoption, Léopold Gillen lui a promis une déambulation inspirante sur les allées des marchés Saint-Aubin et Victor-Hugo.














