Ce qui devait être une simple location de voiture pour des vacances familiales à Majorque s’est transformé en véritable parcours du combattant pour Rémi et son épouse Pauline. Entre frais supplémentaires, changement imposé de conducteur, dépannage facturé malgré une assurance tous risques et plein d’essence contesté, le couple toulousain affirme avoir déboursé plus de trois fois le montant initial prévu auprès du loueur Record Go. Un témoignage qui relance la question des pratiques parfois contestées dans le secteur de la location automobile touristique.
Partis à Majorque avec une voiture de location réservée 300 euros, Rémi et son épouse Pauline affirment avoir déboursé près de 1 000 euros au terme de leurs vacances, après une série de frais supplémentaires qu’ils dénoncent comme abusifs.
Le séjour commence pourtant normalement fin mai 2026. Rémi et sa famille récupèrent leur véhicule auprès du loueur espagnol Record Go. Mais dès leur arrivée au comptoir, un premier problème surgit.

« On nous a expliqué que mon permis rose n’était pas accepté et qu’il fallait absolument le nouveau permis format carte bancaire », raconte-t-il. « Pourtant, mon permis est toujours valable et conforme aux normes européennes. »
Selon lui, l’agence impose alors un changement de conducteur principal, ce qui entraîne une facturation supplémentaire d’environ 200 euros. Un premier surcoût qui fait déjà grimper la facture d’une location initialement réservée autour de 300 euros. Contactée par « La Dépêche », l’agence n’a pas donné suite.
Une voiture déjà très abîmée
Méfiant, Rémi filme minutieusement le véhicule mis à disposition, un Jeep Compass. « J’ai fait une vidéo complète de la voiture. Il y avait des impacts partout. Certaines pièces étaient déjà abîmées ou arrachées. »

Le document d’état des lieux mentionne notamment que les pneumatiques sont en bon état. Une précaution qui s’avérera utile quelques jours plus tard.
Le pneu se dégonfle
Alors que la famille séjourne dans le nord de l’île, Pauline constate un problème sur le pneu avant gauche. »La pression était passée de 1,8 à 1,2 bar. Avec nos deux filles, on n’avait pas envie de prendre de risque. »
Le couple contacte alors l’assistance. Ayant souscrit une formule d’assurance dite « totale confort », il pense être couvert. « On nous a dit qu’il n’y avait aucun souci et qu’une dépanneuse allait intervenir. »
Une dépanneuse récupère effectivement le véhicule devant leur location de vacances. Rémi est ensuite conduit à l’aéroport afin de récupérer une voiture de remplacement.
« Si vous voulez repartir, il faut payer »
C’est au comptoir que la situation se tend. « On m’a réclamé 236 euros pour le dépannage si je voulais récupérer une autre voiture. » Rémi affirme avoir contesté cette somme, rappelant que l’assistance lui avait été présentée comme prise en charge et que le problème concernait un pneu déjà signalé comme défectueux.

« Même le dépanneur m’a dit que ce n’était pas normal et que cela devait être gratuit. » Mais selon lui, aucun recours immédiat n’était possible. « J’étais bloqué. Sans paiement, pas de voiture. Avec deux enfants en vacances sur une île, vous êtes dos au mur. »
« Ils nous ont facturé le carburant de la première voiture, celle qui était partie sur la dépanneuse »
Au moment de restituer le véhicule de remplacement, le couple fait le plein avant de rejoindre l’aéroport.
Pourtant, quelques jours plus tard, une nouvelle retenue apparaît sur la facture. « Ils nous ont facturé le carburant de la première voiture, celle qui était partie sur la dépanneuse. Je ne pouvais pourtant pas aller faire le plein d’un véhicule que je n’avais plus. »
Au total, Rémi estime avoir payé près de 956 euros entre la location, le changement de conducteur, les frais de dépannage et les diverses retenues.
« J’ai envoyé une quinzaine de mails, fourni les documents, les photos et les vidéos »
Depuis son retour, le Toulousain affirme avoir multiplié les démarches.
« J’ai envoyé une quinzaine de mails, fourni les documents, les photos et les vidéos. Je n’ai obtenu aucune réponse satisfaisante. » Il assure également avoir retrouvé sur internet d’autres témoignages de clients dénonçant des surfacturations ou des frais jugés abusifs.

Si l’entreprise conteste ou apporte des précisions sur cette affaire, celles-ci pourront naturellement être ajoutées.
Des pièges fréquents dans la location de vacances
L’expérience vécue par Rémi rappelle quelques règles de prudence avant de louer un véhicule à l’étranger : vérifier les conditions générales avant le départ, contrôler les modalités liées au permis de conduire, photographier systématiquement le véhicule sous tous les angles, conserver tous les échanges écrits avec l’assistance et privilégier, lorsque c’est possible, le paiement par carte bancaire offrant une protection en cas de litige.
Car une fois sur place, dans un aéroport ou sur une île où la voiture est indispensable, les vacanciers disposent souvent de peu de marges de manœuvre pour contester des frais réclamés au comptoir.













