EXCLUSIF. Mystère à Colomiers après la découverte d’un cadavre ce lundi matin dans un garage automobile du chemin de la Ménude. C’est un employé qui a donné l’alerte à l’ouverture de l’établissement. À côté de la victime, un outil suspect oriente initialement les enquêteurs de la police nationale vers la piste d’un cambriolage qui aurait mortellement tourné au drame. Accident ou geste criminel ? Alors que les techniciens de la police scientifique gèlent la scène pour relever le moindre indice, le parquet a ouvert une enquête pour déterminer l’origine exacte du décès.
En ouvrant l’imposant portail métallique de son garage ce lundi à 8 h 30, à Colomiers, un mécanicien a fait une macabre découverte : le corps sans vie d’un homme gisait sur le sol. La police a immédiatement été appelée sur place. Les constatations de la police technique et scientifique sont en cours, et un périmètre de sécurité a été déployé pour préserver la scène.
La piste d’un cambriolage nocturne explorée
Le centre de pneumatiques, situé chemin de la Ménude, est actuellement fermé au public. Le salarié qui a alerté les secours est sous le choc. Selon les premiers éléments, l’homme retrouvé au sol n’appartient pas au personnel de l’entreprise. La présence d’un pied-de-biche à proximité immédiate du corps oriente initialement les soupçons vers une tentative de cambriolage. La victime a-t-elle chuté depuis le toit du bâtiment, ou son corps a-t-il été abandonné sur place ? Toutes les pistes sont étudiées par les enquêteurs, qui vont notamment exploiter les enregistrements des caméras de vidéosurveillance du secteur.
Les examens techniques et judiciaires lancés
À ce stade des investigations, il demeure trop tôt pour confirmer la thèse du cambriolage raté. La toiture du garage va être inspectée afin de détecter une éventuelle brèche par laquelle l’individu aurait pu passer.
Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête en « recherche des causes de la mort », confiée aux policiers. Une autopsie doit être pratiquée dans les prochaines heures pour déterminer précisément la nature des blessures et la cause exacte du décès.
Un mode opératoire qui rappelle de récents précédents
Par le passé, plusieurs commerces de Colomiers, notamment des magasins de vélos le 26 mai 2025, ont été la cible de vols selon un mode opératoire similaire consistant à s’introduire par le toit. Reste à savoir ce que des malfaiteurs auraient cherché à dérober au sein de cette enseigne spécialisée : du matériel de valeur, le fonds de caisse ou un coffre-fort ? Les investigations devront répondre à ces questions.
Sous le choc, le gérant ne risque a priori rien sur le plan pénal
Projeté malgré lui au cœur de cette affaire, le gérant du garage est avant tout considéré comme une victime collatérale. S’il ne risque rien sur le plan pénal pour ce décès accidentel, l’artisan doit toutefois affronter de lourdes conséquences directes. En premier lieu, la fermeture forcée de son commerce le temps des constatations policières, entraînant une nette perte de chiffre d’affaires. Entendu par la police nationale, il va devoir lister les dégradations subies et fournir les accès aux caméras de surveillance. Enfin, son rôle de patron il va devoir engager les démarches auprès des assurances afin de réparer les dégats et eventuellement la toiture devenue un piège mortel.










