Le colosse du Stade Toulousain a fait très mal aux Italiens et a impressionné le sélectionneur et ses coéquipiers… Et cela pendant 80 minutes. Un match référence.
« Quand il le décide, il peut être le meilleur deuxième ligne du monde ! » Le commentaire est élogieux, et quand il vient d’un joueur comme Thomas Ramos, il est d’autant plus prestigieux. Emmanuel Meafou a signé son match référence, dimanche après-midi face à l’Italie avec les Bleus (33-8).
Lui qui n’avait pas encore été titularisé par Fabien Galthié lors de ce Tournoi des VI Nations (deux fois remplaçant) a répondu présent face aux Transalpins. Et de quelle manière : sa défense et ses plaquages offensifs ont fait des ravages de même que ses courses ballons en main : il a à chaque fois gagné de nombreux mètres et ses adversaires devaient se mettre à deux ou trois pour le faire tomber.
Cerise sur le gateau, il s’est même offert son premier essai avec le maillot de l’équipe de France. Et après la rencontre, le colosse (2,03m ; 142 kg) était ravi : « Je suis très content, très fier. Ça fait 14 ou 15 matchs (14, NDLR) que je joue pour la France, je n’avais pas réussi à marquer. Donc oui, très content. Après, même si je fais 100 capes avec l’équipe de France et que je ne marque pas, le plus important, c’est la victoire de l’équipe et de porter ce maillot avec fierté. »
Mais le plus impressionnant dans tout ça, c’est peut-être que le joueur de 27 ans a réussi à maintenir ce niveau de performance pendant 80 minutes, soit l’intégralité de la rencontre. Ce qui est assez rare pour être souligné lorsque l’on joue deuxième ligne. Renseignement pris, c’est le sélectionneur lui-même qui a voulu challenger Meafou pour voir s’il était possible pour lui de tenir aussi longtemps.
Galthié l’a révélé après la rencontre : « C’était vu comme ça : est-ce que c’est possible. Et il a répondu parfaitement par : « Oui, c’est possible. » Et puis il a travaillé. Il a été présent et efficace dans les zones où il était. Je crois que c’est sa plus grosse performance en Bleu depuis qu’il est avec nous. Il attendait depuis un moment ce type de rendez-vous. » Et Thomas Ramos d’en remettre une couche : « Pour un numéro 5, c’est rare de tenir autant mais quand on voit les 80 minutes, jusqu’à la 78e encore, à faire des actions comme il fait, ça montre le joueur qu’il est… »
Emmanuel Meafou lui, n’attendait qu’une chose après la rencontre : rentrer à Toulouse, ce lundi, pour profiter de cette semaine de repos. Retrouver son fils et sa femme qui est enceinte de leur deuxième enfant. Après une prestation de cette trempe, il aura bien mérité sa semaine de récupération. D’autant que Fabien Galthié risque de ne plus se passer de lui pour la fin de la compétition.























