La maladie rénale, un fléau silencieux, affecte 5,7 millions de Français. Une campagne de dépistage gratuite se déroule à Toulouse pour sensibiliser et diagnostiquer précocement. En 2025, 24 % des participants ont été orientés vers un médecin.
La maladie rénale touche 5,7 millions de Français. Comme cette pathologie progresse sans symptômes apparents durant de nombreuses années, une personne sur deux est malade sans le savoir, faute de diagnostic.
Pour la dixième année consécutive, la clinique Saint-Exupéry de Toulouse et l’association de patients France Rein Occitanie Midi-Pyrénées organisent une grande campagne annuelle de dépistage des maladies rénales. Cette opération, baptisée « Un Rein, c’est pas Rien », se tiendra du samedi 7 au samedi 14 mars, de 10 heures à 19 heures, place Saint-Georges à Toulouse. Des examens gratuits, anonymes et sans rendez-vous, d’une durée de 15 minutes, seront donc accessibles.
Le protocole consiste à répondre à un court questionnaire, effectuer un test urinaire suivi d’une prise de tension avec un soignant. Ce dernier commentera les résultats obtenus et pourra prodiguer des conseils. Preuve de l’utilité de la démarche : en 2022, près d’un quart des participants (24 % des 1 654 personnes testées) ont été orientés vers leur médecin traitant suite à une anomalie.
Un fléau silencieux
Le rein, dont la fonction est de purifier le sang et d’évacuer les agentstoxiques, est un organe vital. La maladie rénale altère très progressivement sa capacité de filtration. Lorsque les reins ne parviennent plus à remplir leur rôle, des solutions vitales de remplacement (ou traitements de suppléance) doivent être instaurées, comme la transplantation ou la dialyse.
Les symptômes ne se déclarant que très tardivement, sans dépistage préventif, le patient est souvent diagnostiqué à un stade où ces traitements lourds sont inévitables. Le nombre de malades, en hausse constante, fait de cette pathologie un enjeu majeur. Chaque année, la France compte près de 11 000 personnes supplémentaires nécessitant une dialyse (55 %) ou une greffe (45 %).





















