L’effondrement d’un immeuble rue Saint-Rome à Toulouse, il y a deux ans, laisse un vide persistant. Certains commerçants déplorent une ambiance morose et une baisse de fréquentation.
Plus personne ne s’arrête devant. Le trou béant rue Saint-Rome, laissé par l’effondrement d’un immeuble il y a tout pile deux ans, fait désormais partie du paysage. Pourtant, les jours après le sinistre qui n’avait fait aucun blessé, de nombreux curieux étaient venus voir de leurs propres yeux les dégâts de cette catastrophe. Pour ceux qui viennent chaque jour travailler dans l’une des artères commerçantes de Toulouse, cette vision reste pénible.

« Ce n’est pas fou pour l’image de la rue, déplore un commerçant. D’autant que l’endroit prend des airs de dépotoir. » De nombreux déchets gisent en effet sur le sol, et des traces de graffitis sont encore présentes. Pourtant, une clôture a été installée en décembre dernier par la mairie, pour sécuriser le lieu.
« C’est beaucoup mieux depuis qu’ils ont mis ces grilles, nuance une autre voisine. Avant, des SDF venaient squatter. C’est sûr que ça serait plus agréable d’avoir quelque chose de mignon à côté de chez nous, mais on sait que les travaux vont prendre du temps. »
Une ambiance triste
« Ça joue forcément sur la fréquentation, appuie l’employée d’une boutique de la rue Saint-Rome. C’est pénalisant, car en plus, plusieurs magasins ont fermé. » L’enseigne Dreams Donuts, spécialisée dans la vente de beignets, située au numéro 6, ainsi que Claire’s, chaîne de bijoux fantaisie, au numéro 7, ont récemment baissé le rideau.
« De manière générale, les gens vont moins faire les magasins, je ne pense pas que le trou ait directement un impact sur nos chiffres, témoigne une autre commerçante. Par contre, ça participe à une ambiance morbide et triste dans le quartier. Il y a une vraie sensation de vide. » Le site devrait faire l’objet d’une reconstruction, mais pour l’heure, aucune date de début des travaux n’a été annoncée.






















