Deux cambrioleurs présumés ont été arrêtés grâce à leur véhicule distinctif. Une Renault Clio endommagée a permis de les relier à plusieurs vols en Haute-Garonne. Le duo sera jugé en comparution immédiate à Toulouse.
C’est un excès de confiance, ou une simple négligence, qui a causé leur perte : en conservant le même véhicule pour une série de méfaits, deux cambrioleurs présumés ont fini par être identifiés et interpellés par les gendarmes de Balma.
Tout commence le 25 septembre dernier à Fenouillet, au nord de Toulouse. Peu après 14 heures, des malfaiteurs tentent de forcer la serrure d’une villa. Tandis qu’un complice surveille les lieux à bord d’une voiture stationnée devant l’entrée, un second individu s’active sur la porte. Le procédé semble rodé, mais un imprévu vient gripper l’organisation : le retour prématuré du propriétaire.
En regagnant son domicile, l’habitant tombe nez à nez avec une Renault Clio suspecte ; un détail attire son regard : un pare-chocs sérieusement endommagé qu’il mémorise aussitôt. Par prudence, il relève également la plaque d’immatriculation. Lorsqu’il interroge le conducteur, ce dernier feint de ne pas comprendre le français avant de démarrer en trombe. Constatant la tentative d’effraction, la victime transmet immédiatement les détails aux militaires de la compagnie Toulouse Saint-Michel.
En recoupant les signalements, les enquêteurs ont fait le lien avec deux autres vols commis selon un mode opératoire similaire. Le 25 septembre à Saint-Jory et le lendemain à Escalquens, au sud du département, ce même véhicule aux signes distinctifs avait été aperçu par le voisinage lors de cambriolages effectifs.
L’enquête s’accélère et cible deux individus. Malgré une organisation rigoureuse – l’un des suspects changeait de téléphone plusieurs fois par jour pour déjouer les écoutes – les forces de l’ordre procèdent à son interpellation le 5 mars. Son complice, déjà incarcéré pour d’autres causes, a été extrait de cellule pour être placé en garde à vue. Assistés par Me Johana Abraham, les deux hommes ont livré des versions divergentes : l’un reconnaît une partie des faits quand l’autre nie toute implication. Le duo doit être présenté ce lundi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulouse.






















