Une nouvelle mobilisation à Toulouse met en lumière la situation en Iran, une semaine après la mort d’Ali Khamenei. Les manifestants contestent le régime et expriment leur soutien, notamment aux femmes iraniennes, figures de résistance.
Un peu plus d’une semaine après l’annonce de la mort d’Ali Khamenei, dictateur à la tête de l’Iran pendant 37 ans, une nouvelle mobilisation s’est tenue à Toulouse ce dimanche. À partir de 15 heures à Jean-Jaurès, une dizaine de personnes se sont rassemblées. Car la disparition du Guide suprême ne signifie pas la chute du pouvoir en place. « L’Iran a besoin de notre soutien, partout dans le monde et aussi à Toulouse », souligne une manifestante.

Un nouveau Guide aurait été choisi, mais chacun tente de rester positif. « On garde espoir car ce régime n’est plus du tout légitime. Le peuple doit continuer à résister, mais il nécessite une aide extérieure, il ne peut pas lutter les mains nues », précise Amir, exilé dans l’Hexagone depuis six ans.
« On n’y croit pas, ils n’ont plus d’appui ni à l’intérieur, ni à l’extérieur du pays. Si quelqu’un est désigné, ce sera temporaire car quoi qu’il arrive, l’ordre établi doit tomber. On attend un avenir meilleur », témoigne Medhi, installé en France depuis 20 ans.
Alors que le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes, le sort des Iraniennes, particulièrement opprimées, était au cœur des pensées ce dimanche. « Ce sont elles qui subissent le plus l’emprise du système sur place. Ce sont nos héroïnes, celles qui nous inspirent et nous donnent le courage de nous battre depuis toutes ces années », ajoute Medhi, ému.
Malgré la tentative de perturbation d’un homme brandissant un drapeau de la République islamique, les slogans et les chants du rassemblement ont pris le dessus.
Ce vendredi 20 mars, la communauté iranienne de Toulouse organisera la célébration de Norouz, le Nouvel An du calendrier persan. Cette fête se tiendra de 18h30 à 23h30, à la salle des fêtes Lafourguette.





















