Exclusif. Le 2 juillet 2026, Michel Plasson retrouvera la Halle aux Grains et l’Orchestre national du Capitole après l’avoir dirigé pendant 35 ans. Un événement qui s’inscrit dans le prochain Festival de Toulouse et qui a fait l’objet d’une préparation minutieuse.
Depuis qu’il a quitté la direction de l’Orchestre national du Capitole, en 2003, Michel Plasson n’a pas souhaité revenir diriger à Toulouse. Les propositions et les demandes plus ou moins insistantes ont pourtant été nombreuses.

« J’ai toujours refusé de revenir diriger à Toulouse, même si cette ville est la plus chère à mon cœur, car 23 ans après mon départ le son n’est plus celui que je faisais à l’époque », rappelait Michel Plasson, en juillet dernier, au cloître des Jacobins, lors d’un retour furtif pour remettre les insignes de Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres à Francis Grass, adjoint au maire délégué à la Culture. « Je n’ai plus le temps de passer 35 ans maintenant pour faire un son qui est le mien », argumentait-il avec humour.
Un concert sur mesure
À 92 ans, qu’est-ce ou qui a donc pu convaincre Michel Plasson de revenir, cet été, à la tête de l’Orchestre national du Capitole ? Tout d’abord une envie.
« Le retour de Michel Plasson s’est fait en grande partie parce qu’il a eu envie de rediriger l’Orchestre du Capitole, et que Jean-Baptiste Fra, son délégué général, lui a proposé de venir dans des conditions idéales afin qu’il retrouve ses repères », commente Julien Martineau, directeur artistique du Festival de Toulouse. Un planning et un programme ont donc été entièrement adaptés aux demandes du maestro. Quelques modifications seront même apportées à la salle, notamment sur le placement de l’orchestre et l’agencement des premiers rangs de fauteuils, qui pourraient être enlevés pour retrouver l’acoustique de l’époque.
« Il a souhaité contrôler tous les détails pour un retour idéal avec l’orchestre », ajoute le directeur artistique du Festival de Toulouse. « Ce sera un moment riche en émotions mais aussi un moment musical exceptionnel, dans un répertoire français qu’il affectionne tout particulièrement ». Berlioz, Debussy, Ravel seront au programme de ce concert historique dont la préparation a nécessité le déplacement de Julien Martineau et de Jean-Baptiste Fra au domicile de Michel Plasson dans l’Hérault.
Retrouvailles musicales
« Il était très en forme et nous avons pu nous rappeler des souvenirs de musiciens », raconte Julien Martineau qui est aussi un célèbre mandoliniste. « J’ai eu la chance d’enregistrer avec lui pour le disque de Natalie Dessay, un récital qu’elle avait réalisé. La rencontre avec Michel Plasson s’était très bien passée. Ensuite, avec Claude Jacquemin, le régisseur général de l’orchestre, il m’avait invité à jouer en solo lors de l’assemblée générale d’Aïda, les partenaires mécènes de l’Orchestre. C’était en 2003, juste avant son départ. Ensuite, Jean-Baptiste a discuté du programme qu’il souhaitait diriger, tout s’est bien aligné, et à la fin, il nous a dit : « On y va ». On était heureux car c’est un rêve de faire revenir Michel Plasson à Toulouse ».


















